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Un nouveau bureau et une nouvelle dynamique

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Un nouveau bureau et une nouvelle dynamique

Le nouveau président Julien Guiet, au centre avec le sweat-shirt bleu, et l’équipe de la cuma de la Saintongeaise.

La cuma de la Saintongeaise, créée en 1986, anciennement la Tabacole, continue sa mutation avec aujourd’hui aux manettes la seconde génération d’agriculteurs. Elle a entrepris une démarche concluante de renouvellement.

Initialement axée sur la production de tabac, le parc matériel de la cuma a évolué. D’abord pour accompagner des exploitations en polyculture. Et maintenant avec une dominante viticole. Les membres fondateurs sont contents que la cuma de la Saintongeaise continue. L’entente entre les différentes générations est bonne. Julien Guiet, président de la Saintongeaise, explique les points clés du renouvellement entrepris dans la cuma.

Pourquoi êtes-vous devenu président de la cuma de la Saintongeaise?

« Lors de son départ à la retraite, l’ancien président M.Chapon a souhaité que le renouvellement du bureau soit issu de jeunes agriculteurs pour être au plus proche des besoins actuels. Depuis, certaines exploitations ont diminué le recours à la cuma. Ayant grossi, et elles ont souhaité posséder plus de matériel en propre. De mon côté, j’ai souhaité m’impliquer dans le bureau pour que la cuma poursuive son rôle auprès des exploitations.

Je crois clairement au travail en commun et au partage du matériel pour améliorer les marges des exploitations. À titre personnel, j’estime que la cuma reste un modèle d’avenir, car le sujet de la mécanisation demeure important pour la viabilité et la performance économique des entreprises. Les viticulteurs sauront y revenir par nécessité si la conjoncture se dégrade. Il faut donc qu’elle soit bien organisée. »

Quelles qualités cela suppose?

« Un président est avant tout un animateur. Il fait vivre la structure, met en mouvement et crée une dynamique. Le président écoute les adhérents et fait émerger les besoins que ce soit au niveau matériel, sur l’organisation du travail ou tout autre projet potentiel du groupe. Il est bien accompagné par le secrétaire, qui garantit le suivi et l’historique de l’information et le trésorier pour la bonne tenue des comptes. »

Quelle vision de la cuma portez-vous ?

« L’objectif est d’arriver à fédérer les adhérents autour d’un projet partagé. Idéalement, la présence d’un lieu commun pour la cuma permettrait de centraliser l’activité et assurer une meilleure organisation du travail pour tous. Un matériel dispersé met en effet une distance entre les adhérents et pénalise l’efficacité du travail. Aussi, le projet de regrouper le matériel permettrait un meilleur entretien avec un pôle atelier cuma. À moyen terme, cela lancera une nouvelle dynamique et fera émerger de nouveaux projets qui pourrait déboucher jusqu’à la création d’un emploi partagé. »

Quels projets pour la cuma ?

« À court terme, au niveau des activités liées à la polyculture, nous envisageons l’achat d’un semoir à maïs d’occasion. Au niveau viticole, on souhaite poursuivre des investissements dans du matériel de vendange. Au vu des dernières tendances dans le vignoble charentais, il parait opportun de mener aussi une réflexion autour du matériel d’épandage d’engrais organiques, ainsi que la gestion des couverts végétaux. »

Un DiNA pour tracer l’avenir de la cuma de la Saintongeaise

En 2022, la cuma de la Saintongeaise fait le choix d’utiliser un DiNA stratégique. Leur animateur référent de la fdcuma les a accompagnés dans ce processus. Subventionné à 90%, le coût résiduel d’un DiNA n’est que de 180€ pour la cuma. Cette démarche permet d’échanger et de définir ensemble les objectifs, les besoins et les priorités avec un plan d’actions pour l’avenir.

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