Une cuma pour la transhumance des abeilles

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Une cuma pour la transhumance des abeilles

Rencontre avec Maurice Morlière des Ruches de Sainte-Marie, président de cuma dans le Haut-Comminges en Haute-Garonne pour parler de la transhumance des abeilles en cuma. (©Entraid)

Dans le sud de la Haute-Garonne, la cuma apicole du Haut-Comminges propose à ses adhérents de faire voyager ses abeilles pour produire des miels tout au long de la saison de pollinisation. Rencontre avec son président, qui organise la transhumance des abeilles. 

La cuma apicole du Haut-Comminges est forte d’une expérience d’une trentaine d’années. Son président, Maurice Morlière des Ruches de Sainte-Marie, explique ses principales activités. Puis détaille la transhumance des abeilles de ses adhérents. « On est une dizaine d’adhérents aujourd’hui représentés par des sociétés, que ce soit GAEC ou EURL. Cette cuma, elle a trois fonctions différentes : d’abord le transport avec les camions. Puis l’extraction de miel avec les lignes d’extraction. Et enfin le conditionnement avec sa ligne de conditionnement, sa conditionneuse, et le traitement de la cire, » explique-t-il. Reportage lors d’une transhumance des abeilles en cuma apicole.

4 camions munis de grues mobilisés pour la transhumance des abeilles en cuma apicole

transhumance des abeilles en cuma apicole

Les camions de la cuma Apicole du Haut-Comminges transportent les ruches pour la transhumance des abeilles. (© Entraid Médias)

« La cuma fait voyager quatre camions », détaille Maurice Morlière. « Il y a deux camions, principalement routiers, et deux camions qui sont 4×4, qui vont nous permettre d’aller dans les champs, dans des meilleures conditions. Au début de la cuma, nous n’avions que des routiers, et on mettait les chaînes », se souvient-il.

« Après, nous faisons fonctionner deux chaînes d’extraction. Celle qui est à Génos (sur le site de l’exploitation de monsieur Morlière, à Génos, ndlr), qui nous permet d’extraire jusqu’à 5 tonnes ou 6 tonnes de miel par jour. »

« Et on a une autre chaîne qui est sur un autre site, pour faire des quantités un peu moins importantes, mais surtout du matériel pas standard, qui passerait pas sur cette chaîne, passe sur l’autre. »

« Nous avons le matériel sur place, et pour moi, ça a une valeur énorme, » précise Maurice Morlière. « Mais cela fonctionne dans les deux sens : pour les camions, quand ils rentrent de transhumance des uns, des autres, j’ai toujours un œil dessus. Ça permet d’éviter les tensions entre associés. Quand un ramène un camion abîmé, ou sale, ou autre, je suis toujours là pour veiller au grain. Et ça permet comme ça d’avoir une cuma qui a aujourd’hui 30 ans et qui continue à fonctionner sans aucun problème. »

« Nous espérons que les jeunes vont reprendre le flambeau« , note Maurice Morlière, qui s’inquiète des départs à la retraite de nombreux adhérents qui se profilent.

Les étapes de la transhumance des abeilles

Pour la transhumance des abeilles, « nous déplaçons les ruches avec les camions en fonction des floraisons. Chacun déplace ses ruches comme il veut, là où il veut, » décrit Maurice Morlière. « Il s’agit de lots de 80 ou 130 ruches suivant le camion, ou 140. Enfin, on essaie d’adapter aussi le camion en fonction de la demande de l’adhérent. »

« Et on va transhumer, on va aller sur les orangers dans la région de Valencia en Espagne. On va aller dans le romarin dans la région de Benabarre, de Barbastro en Espagne. On va aller sur Narbonne aussi, transhumer sur du romarin. Mais en France, sur le romarin, on abandonne un petit peu à cause des zones ventées, » précise Maurice Morlière.

Miel apiculture abeille

Ils peuvent extraire jusqu’à 5 tonnes ou 6 tonnes de miel par jour. (©Entraid)

« Ensuite, on va partir tous avec le colza. Et surtout, on va viser l’acacia, dans la région de Peyrehorade, dans toute la partie sud des Landes. » Il continue : « On passe ensuite au miel de montagne, le tilleul, le châtaignier, le rhododendron. On va être sur les montagnes au-dessus de chez nous, puisque nous, on est déjà à 550 mètres d’altitude.  » Et explique qu' »une fois ces floraisons terminées, on va partir sur le tournesol dans la région toulousaine et dans le Gers pendant un mois. »

« Et à la fin, eh bien, la saison sera terminée. On rapatriera les ruches autour de chez nous, les préparer pour l’hiver et pour la saison prochaine. »

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