La moisson 2026 laisse des déceptions pour de nombreux agriculteurs. En France, cette année, « la production de céréales à paille reste en dessous de la moyenne, annoncent conjointement Arvalis et FranceAgriMer dans un communiqué. Avec certaines régions davantage pénalisées que d’autres. Toutefois, les premiers résultats d’analyse de la récolte 2026 affichent une qualité prometteuse. ». Le point sur le bilan de la moisson française en 2026.
Bilan de la moisson française 2026
En blé tendre, les rendements restent très hétérogènes selon les régions, les dates de demis et le type de sol. « Le rendement national est estimé à 69,2 q/ha par Agreste, livre les organisations. Soit environ 1,7 % de moins que la moyenne des cinq dernières campagnes. Le volume de production nationale est estimé à 31,92 Mt (millions de tonnes) soit une baisse de 2,2% par rapport à cette moyenne. » En effet, la légère hausse des surfaces cultivées de 3 % n’a pas compensé les pertes de rendement.
En revanche, « au niveau de la qualité, les vagues de chaleur ont fortement limité la pression biotique et n’ont pas dégradé la qualité technologique des grains, poursuivent les organisations agricoles. Sur la base des résultats partiels d’analyse, la teneur en protéines se situe, pour une majorité de départements, au-dessus de 11,5 %. Les poids spécifiques (PS) sont très élevés avec des moyennes départementales situées entre 77 et 81 kg/hl. Les indices de chute de Hagberg, forts des conditions sèches de fin de cycle, sont également très bons. Les teneurs en eau des grains à la moisson sont globalement basses à très basses. Un atout sur les marchés. »
Un constat généralisé
Concernant le blé dur, la production est dans la même veine. « La production de blé dur est estimée à 1,09 Mt, soit une baisse de 19,8 % par rapport à la moyenne quinquennale, résultat de la baisse des surfaces et d’un rendement estimé à 51,7 q/ha. » Quant à la qualité, « la teneur moyenne en protéines s’échelonne entre 13 et 14,5 % avec une majorité de la production autour de 14 %. Comme la campagne précédente, les PS sont très bons, avec des moyennes régionales comprises entre 79 et 80 kg/hl. »
L’orge d’hiver avait la cote à l’automne 2025 avec une hausse de 12,9 % des surfaces. Et ce, grâce à de bonnes conditions de semis. Et quasiment jusqu’à la récolte avec « un rendement moyen est estimé à 65,5 q/ha, par Arvalis et FranceAgriMer. Dans ce contexte, la production d’orge d’hiver atteint 8,8 Mt, (+ 5,8 % par rapport à la moyenne quinquennale). La récolte présente une bonne qualité technologique globale. Des disparités demeurent toutefois dans les régions ayant subi des épisodes de chaleur marquée en fin de cycle. »
Décrochage
Là où les résultats décrochent le plus, c’est pour l’orge de printemps. Sa production est « estimée à 2,22 Mt, soit une baisse de 26,5% en comparaison à la moyenne quinquennale, poursuivent les organismes. Cette très mauvaise performance s’explique par la forte réduction des surfaces cultivées de 29 % et par la diminution des rendements, estimés à 52,2 q/ha au niveau national. » Les dates de semis et la disponibilité en eau en sont les principales raisons.
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