Créée en 1981, la cuma d’Orgeval se situe sur des plateaux entre le Vexin et la vallée de la Chevreuse. En raison d’un accroissement constant de la région parisienne, cette région agricole connaît en quelques années un développement important de l’urbanisation. Pourtant, elle n’en reste pas moins un secteur agricole important, où se mélangent maraîchage, grande culture, élevages et productions arboricoles.
Cuma d’Orgeval : le pari réussi d’une redynamisation collective
La proximité du bassin de consommation offre aussi une multitude de possibilités et de développements. Mais son activité périclitant, la cuma se voit réduite au fil du temps. Jusqu’à envisager la dissolution du groupe peu porté sur la cuma.
Puis, la chambre d’agriculture et la fédération régionale des cuma organisent sur le secteur de Mantes-la-Jolie une rencontre de dynamisation de groupe sur le thème de la mécanisation partagée, avec des temps d’échanges utiles à la réflexion, à l’émergence des idées et, parfois, à la naissance de projets. La première étape de l’animation consiste à repartir sur des bases déjà existantes et à apporter un souffle nouveau. L’ensemble des agriculteurs du secteur d’Orgeval y est convié afin de faire connaître la cuma, ses intérêts et obligations. Les premières pistes de travail voient le jour : repartir d’une page blanche avec les agriculteurs intéressés, nouveaux conseil d’administration, règlement intérieur et accompagnement.
De la presque dissolution à la renaissance
« Nous avons participé à un Dinacuma afin d’établir le diagnostic de notre cuma mais surtout de voir ensemble notre avenir commun, explique Olivier Gousseau, président de la cuma. Au départ, il faut réussir à canaliser les adhérents. Entre les différentes productions et les disparités d’une ferme à l’autre, ce n’est pas simple. On passait d’une dissolution proche à une renaissance, il fallait donc parfois mettre le pied sur le frein pour ne pas partir trop vite. »Les premiers projets se tournent vers le désherbage mécanique, le semis et le travail du sol pour coller aux attentes de tous.
Il faut aussi combiner bulletin d’engagement, capital social et calcul de prix. L’animation de terrain de la frcuma facilite grandement le développement et les démarches pour que cela se déroule bien. L’accompagnement au quotidien sécurise énormément le responsable. En cinq ans, la cuma voit de nombreux projets se concrétiser. Un tracteur de 180 chevaux la rejoint. Puis la dernière acquisition est un robot désherbeur, semeur en betteraves bio.
La cuma passe en cinq ans de 2 500 € de chiffre d’affaires à aujourd’hui 90 000 €. Et les projets continuent. La réflexion sur la moisson en commun est également à l’ordre du jour, le bâtiment aussi. « La cuma offre des perspectives intéressantes dans un contexte économique et humain tendu. Ça amène une réflexion importante et nous nous remettons souvent en question », admet Olivier Gousseau.
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