[SPACE 2026] Concours Prim Holstein : « si ce n’est pas de la passion, je ne sais pas ce que c’est »

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[SPACE 2026] Concours Prim Holstein : « si ce n’est pas de la passion, je ne sais pas ce que c’est »

Reportage au coeur du concours Prim Holstein du Space 2026. (©Entraid)

Pour le dernier jour du salon, direction le hall 1, du côté des Prim'Holstein, où se tenait le concours tant attendu de la race. Rencontre avec deux exploitants, dont Valentin Boulet, du GAEC Boulet, et Alain Le Floch, du GAEC Le Floch, qui reviennent sur leur préparation et ce qui les anime.

Pour nos deux éleveurs, la préparation des vaches commence bien avant le salon. Les animaux sont isolés à part, dans un box ventilé, repérés dès début août par la commission puis retenus après un second passage. Sur place comme à la ferme, les bêtes bénéficient de logettes sur sable afin d’obtenir des jarrets les plus nets possible. Côté alimentation, elle se compose principalement de foin, avec davantage de fourrage que le reste du troupeau, pour gagner en capacité d’ingestion. Côté toilettage, les agricultures lavent leurs vaches et les tondent deux fois avant le départ. Une action qui se répète une fois arrivée au salon. Retour sur le concours Prim Hosltein du Space 2026.

Immersion au concours Prim’Holstein du Space 2026 avec Valentin Boulet

Une passion avant tout

Pour les éleveurs présents, le concours est avant tout une affaire de passion. “Ne pas partir en vacances, c’est quand même quitter la ferme une semaine pour venir au cul des vaches. Si ça ce n’est pas de la passion, je ne sais pas ce que c’est” déclare Valentin Boulet.

Cette passion se transmet aussi en famille. Alain Le Floch est accompagné de sa fille notamment. Si l’argent n’est clairement pas la motivation principale de ceux qui persévèrent dans ce métier, la paie en fin de mois reste malgré tout nécessaire dans l’idéal.

“C’est une bouffée d’oxygène” le concours Prim Hosltein du Space 2026

Cet événement est plus qu’un concours, c’est le moyen de pouvoir sortir de la ferme, d’un endroit qui peut être anxiogène “On retrouve l’ambiance, c’est chaleureux ! On échange ensemble et on voit qu’on n’est pas les seuls à souffrir. C’est une bouffée d’oxygène !”, exprime Alain.

Pour les éleveurs, la situation demeure préoccupante. La principale source d’inquiétude concerne l’alimentation du troupeau. Chez Alain, le ray-grass ne pousse plus assez. Les pluies sont très attendues pour reconstituer les stocks avant l’hiver.

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