On fait le point sur les nouveautés en matériel agricole présentées au Space 2026 de Rennes.
L’Emily Plug & Go simplifie le travail quotidien

Avec le système Plug & Go d’Emily, le chauffeur attèle et détèle l’outil en bout de bras de chargeur télescopique depuis la cabine. (©Entraid Médias)
Plug & Go d’Emily est un système de connexion automatique permettant de connecter et déconnecter les outils de manutention sans descendre de la cabine.
Il est compatible avec tous les chargeurs télescopiques du marché. Cela grâce à un émetteur boulonné sur la ferrure de l’engin porteur, et à un récepteur boulonné sur l’outil utilisé.
Une connexion automatique mécanique, hydraulique et électrique
La connexion automatique du Plug & Go est constituée d’une interface double qui embarque des connexions de verrouillage mécanique, le double effet hydraulique, le retour libre et la connexion électrique CanBus. Le système est compatible avec tous les outils Emily, du simple godet à mâchoire à la pailleuse. Il est possible de l’utiliser avec un outil d’une autre marque. Toutefois, il faudra remplacer le cadre d’origine par un cadre à souder vendu par Emily.
Le Plug & Go fonctionne déjà chez quelques clients. Selon le constructeur, ils confirment le potentiel du système, en termes d’économies de temps et de diminution de la pénibilité de travail. Des caractéristiques qui expliquent les 3 étoiles Innov’Space gagnées cette année.
Jeulin distribue une ensileuse traînée Elho
Jeulin importe une ensileuse traînée de marque Elho, la Cobra 77-10 T. Son pick-up ramasse le fourrage (méteil, herbe, sorgho fourrager…) sur 3 mètres de large. Un tapis achemine la matière vers deux rouleaux d’alimentation. Ces derniers pourvoient le groupe de broyage de 1 m de large et 770 mm de diamètre. Il possède 32 couteaux disposés en V. L’utilisateur peut régler la longueur de coupe entre 7 à 36 mm de long. Le rotor génère le souffle pour éjecter le fourrage haché jusqu’à 5,8 m. Le timon articulé déporte la machine au travail.
Sur route, le tapis se relève pour que la largeur soit contenue dans 2,55 m. Le freinage est double ligne pneumatique. La machine pèse 6 tonnes, et nécessite une puissance de traction de 300 ch. Jeulin vise une clientèle souhaitant plus d’autonomie et de souplesse dans la récolte d’ensilage. Son tarif : moins de 200 000 €.
RMH Nexus, robot d’alimentation électrique autonome
RMH remporte trois étoiles avec le Nexus, un robot d’alimentation électrique autonome. Le Nexus se distingue des autres robots déjà sur le marché. Le plus visible, son bol de grande capacité (6 m3, deux vis) et ses quatre roues motrices et directrices.
Son entraînement électrique présente des caractéristiques intéressantes. RMH livre le Nexus avec une ou deux batterie de 96 V, délivrant 48 kW. Avec une batterie, le robot alternera entre phases de travail de 2h30 et phases de recharge de la même durée. Avec deux batteries, un aménagement permet, sans intervention humaine, de changer un module déchargé par un autre chargé en 5 minutes.
Guidage sans infrastructure profonde

Le robot dessileur – mélangeur – distributeur RMH Nexus est électrique. (©Entraid Médias)
Autre spécificité, le Nexus se guide par RTK en extérieur, et grâce à un Lidar dans les bâtiments. Le Lidar sert au guidage comme à la détection d’obstacle. Le seul aménagement requis consiste en la pose de réflecteurs pour que le capteur Lidar se repère. Le bras de dessilage est plus étroit que la largeur de la machine. Ceci pour que la fraise ne consomme pas trop d’énergie. Pour compenser, le bras pivote.
Globalement, RMH France indique que l’entraînement électrique assure le meilleur rendement énergétique, favorise la compatibilité avec la robotique et génère peu d’entretien.
Thiévin : Le Maral Pro régule l’épandage des fumiers
Thiévin présente les épandeurs de fumier Maral Pro. Principale caractéristique de cette gamme de 15 à 26 m3, la gestion Isobus associée à la pesée dynamique. Thiévin confie la pesée à deux pesons sur l’essieu, et à un peson dans la flèche. En connaissant la densité du fumier, le chauffeur entre dans le terminal Isobus la dose et la largeur d’épandage souhaitées.
Le système de pesée régule les organes d’épandage pour apporter la bonne quantité. La modulation de la dose manuelle est possible. La modulation selon une carte de préconisation est à l’étude. L’électronique Isobus provient de TopCon.
Le Maral Pro est disponible en version hérisson, ou avec table d’épandage.

L’épandeur de fumier Thiévin Maral Pro embarque pesée continue et Isolbus pour réguler l’épandage. (©Entraid Médias)
La Xeal FM, la benne à fond mouvant Sodimac
Sodimac présente un prototype de benne à fond mouvant, la Xeal FM. Le constructeur breton précise que le fond est mouvant, et non poussant. En effet, le plastron ne pousse pas la matière lors du déchargement. Il ne fait que l’accompagner. Le tapis roulant, entraîné par chaînes et barrettes, charrie le contenu. L’absence d’une cinématique de pousse en tête de remorque permet un gain de place.
Le volume totalise 62 m3. L’étanchéité de la caisse de la Xeal FM accepte le transport de maïs ensilé, de copeaux, de compost, de grains, de fumier… Le matériau composite des parois et le fond peuvent aussi accueillir des chargements plus durs, comme des pommes de terre et des betteraves. Si besoin, des réhausses hydrauliques sont disponibles. Une électronique Isobus et une pesée dynamique (2 pesons par essieu, 1 dans la flèche) quantifient les poids embarqués. Commercialisation prévue en 2028.

La benne à fond mouvant Sodimac Xeal FM décharge ses 62 m3 en 1 minute. (©Entraid Médias)
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