À la cuma Morée Sud, les idées fusent

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À la cuma Morée Sud, les idées fusent

Découvez la cuma de Morée Sud du Loir-et-Cher. (©Entraid)

Représentativité du CA, renouvellement du matériel, modernisation administrative et projets pour les jeunes et pour abriter le matériel, etc. En Loir-et-Cher, la cuma Morée Sud ne manque pas d’atouts pour s’assurer de son dynamisme.

Les idées, la cuma Morée Sud, dans le Loir-et-Cher, n’en manque pas. À l’âge de 60 ans, elle ne s’endort pas sur ses lauriers. Bien au contraire, à l’image de son jeune président Romain Gabilleau, elle affiche un dynamisme fort dans son fonctionnement et dans ses projets. Aussi le groupe de 88 adhérents au total présente une grande variété dans ses productions et ses besoins matériels. Presque 95 % des agriculteurs adhérents à la cuma sont céréaliers, dont des sols aux textures et structures variées. Il n’y a que 5 éleveurs adhérents dans cette région du « Petit perche », dans le nord du Loir-et-Cher. Tous les agriculteurs adhérents de la cuma se partagent 27 matériels en tout pour une activité plutôt stable et soutenue autour de 100 k€ de CA annuel. Les producteurs en filières végétales  en réalisent 70 %, les éleveurs 30 %.

Un conseil d’administration « 50-50 »

Un savant mélange. Le bureau de la cuma de Morée Sud se compose en effet de 50 % de membres ayant moins de 10 ans d’expérience dans le monde agricole. Et à 50 % de membres proches de la retraite ! C’est un choix assumé du président et des administrateurs de toujours avoir cet équilibre. La raison ? « Que les adhérents plus anciens fassent profiter de leur expérience aux plus jeunes, explique Romain Gabilleau. Et confronter les idées des jeunes à l’expérience, voire bousculer un peu les choses ». Un savant dosage pour mûrir les projets d’investissements, et pour innover sagement.

Modernisation administrative

« Nous avons fait un gros travail sur la partie capital social en 2025, partage Anthony Chambrin, animateur à la fédération régionale des cuma du Centre-Val de Loire. Remboursement, mise à jour en fonction des engagements, prise de capital social sur le nouveau matériel avec de nouveaux critères de souscription, etc. ». Pour le président de la cuma, arrivé aux manettes en 2021, cela tombait sous le sens. C’était même une de ses priorités avant que le groupe s’engage dans une nouvelle dynamique admet-il.

Renouvellement du matériel

En 2021, le changement de présidence à la cuma de Morée Sud la remet dans un mouvement de curiosité, de partage et de communication. Et cela aboutit à des projets. La cuma achète le premier andaineur à tapis du département, puis un contrôleur PMG Fiber qui permet de compter 1 000 grains et d’en peser le poids en 5 minutes. Un deuxième est prévu à l’achat. Les deux trieurs viennent d’être renouvelés et une étude pour changer la faucheuse est en cours.

La cuma a des idées pour l’avenir

La cuma a déposé un dossier de subvention pour le renouvellement de son chariot télescopique. Et il vient d’arriver à la cuma. C’est un Bobcat de 7 m et 3,8 t. Elle a aussi passé commande pour une faucheuse conditionneuse et pour un premier achat d’un déchaumeur. Enfin le groupe mène une réflexion pour mettre son matériel à l’abri des intempéries, au propre. Car au figuré, les matériels sont déjà l’abri de la sous-utilisation. Grâce à leur mutualisation !

Une origine épi-que.

C’est la méthode de séchage du maïs en cribs qui fait naître la cuma en 1965. Petit retour en arrière :

L’histoire de la cuma n’aurait pas eu lieu si Gabriel Cholet technicien du GDA n’avait pas évoqué lors d’un tour de plaine le fait de pouvoir sécher du maïs à moindre coût. La cuma de Morée a été créée le 15 décembre 1965. À ses débuts, elle comptait 9 adhérents.

L’année 1965, marquée par l’introduction de la culture du maïs en cribs, a vu la cuma démarrer ses activités avec une cueilleuse à maïs Rivière Casalis. Puis elle s’est rapidement équipée d’une batteuse à maïs cribs, d’un épandeur à fumier (Nicolas), et d’une ensileuse tractée 1 rang, qui a rapidement été remplacée dans la même année par une Taarup 1 rang porté.

De 1984 à 1988 investissement dans une presse à balles rondes Riviere Casalis 121 qui a déclenché une forte augmentation du nombre d’adhérents et achat d’un nombre important de matériels dont seul reste un trieur à grains qui était toujours en activité en 2025.

En 1999, les agriculteurs ont décidé d’investir dans un pont-bascule pour renforcer l’autonomie de leurs exploitations. Le terrassement a été réalisé par les porteurs du projet.

En 2018, Fabien Sanson a quitté le poste de trésorier qu’il occupait depuis 20 ans. C’est Olivier Beaujouan qui l’a remplacé .

En 2021, après 31 années de service en tant que président, Stéphane Blanchecotte cédé sa place à M. Romain Gabilleau.

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