Pour la filtration du vin, le salarié utilise de la terre de diatomées, un matériau naturel d’origine fossile« Ce sont des algues fossilisées depuis des millions d’années qui sont broyées, concassées et calcinées. Ça nous fait une poudre assez fine qu’on va venir se déposer dans le filtre. Avec le vin. Et ensuite le vin va traverser cette poudre. C’est que de la roche », explique Jean-Stéphane Marin, salarié de la cuma Yonne Œnologie. L’objectif de cette étape est simple : clarifier les vins sans les agresser. La filtration se fait à très basse pression (un à deux bars) pour rester douce et préserver la qualité du produit.
Les étapes de filtration du vin en vidéo
Jusqu’à 300 hectolitres de vin filtré par journée
La machine de filtration suit un circuit précis. « Le vin passe dans la cloche à travers les plateaux horizontaux, un peu d’alluvionnage, et il ressort de l’autre côté complètement filtré », décrit Jean-Stéphane Marin. Quand les conditions sont réunies, la machine peut traiter jusqu’à 300 hectolitres par journée. La différence entre un vin non filtré et un vin filtré est visible à l’œil nu. L’un est un peu trouble et l’autre est parfaitement limpide. Parfois, elle reste subtile selon les cuvées.
Une filtration douce pour respecter le vin
Au-delà de la technique, Jean-Stéphane insiste sur la philosophie qui guide son travail : clarifier les vins en les brusquant le moins possible. Ce choix de la douceur est au cœur de l’approche de la cuma. Cette recherche d’équilibre entre efficacité et respect du produit reflète une vision partagée par de nombreux vignerons de l’Yonne, pour qui la filtration n’est pas une fin en soi, mais un outil au service de la qualité finale du vin en bouteille.
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