L’autoguidage et le séquençage en bout de champs sont deux aspects de l’agriculture de précision. L’un des premiers bénéfices mis en avant est le confort de travail des chauffeurs. Grâce à ces technologies, ils peuvent se concentrer sur d’autres tâches que la conduite elle-même. Un exemple cité : lors d’opérations de semis puis de binage, il devient possible de semer à la verticale et de retrouver précisément sa trace par la suite. Ces outils se révèlent aussi particulièrement utiles pour des opérations culturales précises, comme le buttage en culture légumière ou de pomme de terre, dès lors que précision et répétabilité sont recherchées. Le point sur l’agriculture de précision en cuma.
Les explications sur l’agriculture de précision en cuma en vidéo
Le séquençage en bout de champ
Une technologie particulièrement détaillée est le séquençage, qui permet d’enregistrer automatiquement toute une série d’opérations répétitives en bout de champ :
- relevage de l’outil ;
- baisse du régime moteur ;
- demi-tour ;
- abaissement de l’outil ;
- remontée du régime moteur.
Ces gestes, très répétitifs, peuvent ainsi être automatisés, ce qui libère le chauffeur pour qu’il se concentre davantage sur la réalisation du chantier plutôt que sur la répétition de la même manœuvre.
Des technologies éprouvées, mais encore sous-utilisées
Ces technologies ne sont pas nouvelles, elles existent depuis plus de quinze ans et sont aujourd’hui bien diffusées. Pourtant, leur marge de progression reste importante en matière d’appropriation.
De nombreuses cuma investissent dans du matériel et des tracteurs qui intègrent ces fonctionnalités, mais celles-ci restent, la plupart du temps, sous-exploitées.
Des économies chiffrées
Des données existent pour quantifier les bénéfices de la précision. L’institut du végétal Arvalis a ainsi chiffré les chevauchements liés à un défaut de précision à plus de 10 à 15 % en pulvérisation comme en semis. Ces chevauchements représentent autant d’économies potentielles de carburant, d’intrants, de temps et d’usure du matériel.
Vers des pratiques agroécologiques
Au-delà du confort et des économies, la précision ouvre la voie à des pratiques plus agroécologiques. On retrouve la coupure de tronçons ou de rangs sur les semoirs et pulvérisateurs. Cela évite les recoupements et donc la surconsommation d’intrants.
Le salon illustre aussi l’émergence de l’ultra-précision. Par exemple, des pulvérisateurs équipés de caméras capables de détecter la présence d’adventices et de ne pulvériser que les zones concernées.
Le rôle central des cuma
Enfin, les cuma jouent un rôle clé dans l’accès à ces technologies, souvent coûteuses. Leur principal atout est de permettre la mutualisation. Une mise en commun de l’investissement, du risque, mais aussi de l’expérience et du partage de connaissances entre adhérents.
La bonne appropriation de ces outils nécessite un temps de prise en main. Un salarié qualifié est présent comme un véritable gage de réussite.
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