Un atelier de transformation compétitif dans le Gers
À la cuma, seuls les canards et les poulets peuvent être abattus. Cependant, la transformation est multiviandes. “Par semaine, on plume et abat 400 à 500 canards, 800 à 1 000 poulets, poursuit l’éleveur. Et en fin d’année, ça augmente avec les volailles festives, entre 2 000 à 3 000. Ensuite, en transformation, on fait près de 100 cochons et 100 agneaux par an.”
Le coût de transformation et d’abattage dépend de la prestation afin de s’adapter un maximum aux adhérents. “Le coût peut varier, précise-t-il. Il faut compter entre 3 à 4 € pour déplumer et couper un canard. D’autres paiements sont possibles, au magret de canard séché, à l’autoclave, au jambon ou encore à la journée. ”

La conserverie transforme le canard, le poulet, du cochon, de l’agneau et d’autres volailles festives. (©Entraid)
Une conserverie multifonction
Dans l’atelier, près de 30 pièces sont présentes pour chaque étape. De la salle d’abattage à la pièce de découpe, en passant par les cuisines ou encore un séchoir, ce ne sont pas moins de 1 200 m² qui sont consacrés à la viande. “C’est un atelier qui peut accueillir bien plus de production car elle est semi-automatisée”, souligne Philippe Pérès. Ce bâtiment a tout de même besoin d’énergie et pour cela, plusieurs méthodes ont été mises en place pour faire baisser les coûts.
“Un atelier comme le nôtre, on veut le partager avec d’autres agriculteurs et paysans qui veulent avoir un atelier performant et sans un coût de transformation énorme. C’est une volonté qu’on veut transmettre à travers les cuma”, indique l’agriculteur.

Le méthaniseur permet de chauffer la conserverie, mais également 350 à 400 foyers autour de la ferme. (©Entraid)
Groupe froid, méthaniseur, des solutions pour économiser
Pour ne pas que les coûts d’énergie affectent ceux de transformation, plusieurs solutions existent pour récupérer et générer de la chaleur ou de l’électricité. “Il y a des groupes froids. Ils récupèrent la chaleur des moteurs pour ensuite chauffer l’eau à 45-47 °C, illustre Philippe Pérès. On a également 850 m² de panneaux solaires posés sur le toit de la conserverie. Ils sont installés pour de l’autoconsommation à 100 %.”
En plus de cela, sur la ferme, un méthaniseur a été bâti en même temps que la conserverie. Ce dernier permet de chauffer également l’eau de l’atelier, mais il produit aussi du biogaz. Le bâtiment génère ainsi près de 250 kW/h. En parallèle, 350 à 400 foyers, situés autour du méthaniseur, bénéficient de la chaleur procurée par l’installation.
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