Comment rester optimiste en 2026 ?

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Comment rester optimiste en 2026 ?

Être optimiste, c’est comme le sport, cela demande une prise de conscience, d'instaurer une routine et s’y tenir. (©Entraid)

L’idée qu’on naît optimiste ou non prend du plomb dans l’aile avec Hélène Hijazi co-dirigeante de l’entreprise Bonheur et performance. Elle invite à l’action et à apprendre à le devenir.

La croyance populaire laisse à penser que l’optimisme, c’est de naissance. Dans ce sens, des études scientifiques ont démontré que certains gènes étaient responsables de la sécrétion de sérotonine, l’hormone du bonheur. Elle implique une sensibilité émotionnelle qui crée ou non une prédisposition. « On estime entre 30 et 40 % la part de la génétique dans notre propension à l’optimisme, avance Hélène Hijazi, codirigeante de l’entreprise Bonheur et performance. Au-delà de cela, il y a le mécanisme cérébral qui entre en jeu. » Peut-on être optimisme en agriculture actuellement ? Éléments de réponse.

Rester optimisme en agriculture en 2026, possible ?

En effet, notre cerveau, comme la nature humaine, aurait tendance à emprunter les connexions neuronales les plus courtes, utilisant donc le chemin habituel, qui demande le moins d’énergie. Or ce n’est pas toujours le meilleur mécanisme. « Avec du travail, on peut apprendre à notre cerveau à utiliser de nouvelles connexions et ainsi modifier les schémas de pensées, ajoute la consultante. Passer ainsi d’un traitement d’un événement de manière négative à une manière positive. Bien sûr, cela se travaille. C’est comme le sport, cela demande d’en prendre conscience. Il faut instaurer une routine et s’y tenir. C’est prouvé, ça fonctionne. »

Par ailleurs, l’environnement dans lequel on évolue va encourager ou non la personne à penser positivement. Toutefois, il faut être conscient que le cerveau humain n’est pas programmé pour cela. « Selon une étude, près de 60 % de nos pensées sont négatives, chiffre Hélène Hijazi. C’est le côté reptilien de notre cerveau qui nous incite à nous prévenir du danger. Une manière de gérer la peur. »

Hélène Hijazi (à gauche) et Gaëtane Le Borgne codirigeantes de l’entreprise Bonheur et performance. (©Gautier Le Guen)

Agir plutôt que subir pour être optimisme en agriculture

Être positif, c’est également transformer une contrainte en opportunité. « L’optimisme permet de se mettre en action, de contourner une difficulté en s’adaptant, c’est l’inverse de la rigidité, poursuit la codirigeante. Certes, on ne peut pas toujours agir sur l’événement ou la difficulté qui se présente à nous, mais on peut choisir d’être immobile ou au contraire, de se projeter vers l’avenir et ainsi trouver de nouvelles sources d’idées. » Ce peut être l’occasion de prendre du recul et d’observer ce qu’on a réussi. « Il est bon de se féliciter, de célébrer les réussites, d’être reconnaissant, souligne-t-elle. Ça se travaille aussi. »

L’effet de l’optimisme peut être biaisé ou amplifié au sein d’un groupe. « Converger ensemble est rassurant, fait remarquer la codirigeante. Les relations sociales font progresser vers le positif. Et lorsqu’une difficulté se présente, ensemble, il est plus facile de la contourner et de la transformer en opportunité. » Attention toutefois à ne pas toujours se comparer. Cela peut renforcer le sentiment d’impuissance chez certaines personnes.

Avoir confiance en soi

Choisir l’optimisme est avant tout une histoire de confiance. En soi et envers les autres. « C’est le socle, révèle Hélène Hijazi. Ça permet de discerner les éléments sur lesquels on a pris, de ceux sur lesquels on ne peut pas agir. Dans ce cas, il faudra alors choisir l’environnement dans lequel on veut évoluer. »

Être optimiste reviendrait donc à refuser l’incapacité d’agir et choisir de rester dans l’action. Il permet également d’avoir le sentiment de contrôler sa vie. « L’optimisme ancré dans la réalité permet d’évoluer dans un cercle vertueux, de refuser la fatalité, la résignation », observe Hélène Hijazi.

Être dans la lucidité et l’action

Mais alors, comment devenir ni naïf, ni vivre reclus dans le meilleur des mondes ? « Bien sûr, être optimiste ne signifie pas être dans le déni, dans l’évitement, béat et inconscient de ce qui se passe autour de nous, reconnaît la consultante. L’objectif est bien d’être dans la lucidité et l’action. Il faut connaître ses limites, focaliser son regard sur les ouvertures et les forces, bien plus que sur les limites, faiblesses et carences d’une situation. »

Or c’est souvent l’instinct de survie qui nous guide naturellement. Si l’environnement joue un rôle important dans la capacité à être optimiste, qu’en est-il de l’aspect économique ? C’est sûr, il y a un lien entre la richesse et le bonheur. « L’argent sécurise, il donne une capacité d’action, c’est certain, admet Hélène Hijazi. Toutefois, au-delà d’un certain revenu, le bonheur stagne. »

Autre signe, la richesse d’un pays. La France le démontre bien. Malgré un niveau de vie globalement élevé, plusieurs études d’opinion, notamment les baromètres de confiance en l’avenir, montrent qu’une part importante des Français se déclare pessimiste concernant l’avenir économique, social et personnel.

Quelques exercices pour être plus optimiste

Les 3 plaisirs par jour

Chaque matin, ou en fin de journée en rétrospective, identifier trois moments qui ont procuré satisfaction, joie ou énergie positive. « Cela peut être un échange agréable, une petite réussite ou un moment de calme », explique Hélène Hijazi. L’exercice peut être complété par les « 3 boosters » : identifier et partager trois projets, rencontres, moments que nous nous apprêtons à vivre dans la journée ou dans la semaine et qui nous mettent en joie par avance. Plusieurs études montrent qu’exercées régulièrement pendant plusieurs semaines de façon consécutive, ces pratiques inspirées de la psychologie positive peuvent contribuer à améliorer l’humeur et réduire les ruminations mentales. Et c’est prouvé, cette visualisation mentale permet une nette baisse de l’état dépressif.

L’environnement joue sur les mécanismes mentaux. Or, nous évoluons dans un monde volatil, incertain, complexe et ambigu. Ce qui peut engendrer une perte de repères, donc. Toutefois, il existe des médias alternatifs qui mettent en valeur des belles initiatives, qui apportent des éléments constructifs et permettent de casser la morosité ambiante et naturelle.

Pourquoi être optimisme en agriculture ?

De nombreuses études associent l’optimisme à une meilleure santé physique et mentale. Les personnes ayant une disposition plus optimiste présentent notamment un risque plus faible de dépression, de stress chronique et de certaines maladies cardiovasculaires. Certaines recherches suggèrent également une association entre optimisme et espérance de vie plus longue, entre 6 et 7 ans. Et on le ressent.

L’optimisme donne de l’énergie, met dans l’action et améliore les performances. Par contagion émotionnelle, il transmet la confiance en soi aux autres, assurant ainsi une meilleure qualité des relations humaines.

Agriculteurs, les pros du pessimisme ?

L’agriculture est un métier à impact, qui a du sens et cela donne confiance. C’est aussi un milieu où il y a beaucoup de relationnel, d’entraide, et cela joue sur l’état d’esprit. Une étude de la Chambre de commerce et d’industrie révèle que les chefs d’entreprise ont une plus grande propension à être optimistes.

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :

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