Jérémie et Damien Cabot : « C’était aussi important pour nous d’être deux, pour avoir une vie »

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Jérémie et Damien Cabot : « C’était aussi important pour nous d’être deux, pour avoir une vie »

Damien et Jérémie Cabot sont éleveurs dans le Tarn, et parviennent, grâce à une organisation bien calée, à amener leurs enfants à l'école le matin. Et être de retour en famille à 18h30 le soir. (©Entraid)

"Le matin, on emmène les enfants à l'école, et le soir on peut être à la maison à 18h30", résument Damien et Jérémie Cabot, éleveurs près de Valderiès, dans le Tarn. Quant aux week-ends, ils sont dédiés à la passion familiale : le rugby. Rencontre.

Ils arrivent à concilier leur vie d’éleveur, une vie familiale équilibrée et la passion du rugby. L’histoire de l’exploitation de Damien et Jérémie Cabot, le Gaec Rustan, a modelé le temps de travail familial. La ferme actuelle produit sur 115 ha des veaux d’Aveyron avec 95 mères, et trois bandes de 4 400 volailles de plein air (Label rouge). Répartie sur trois îlots de parcelles, elle est issue de la réunion des fermes maternelle – initialement laitière – et paternelle, avec un père double actif qui travaillait à la mine de Cagnac. Comment ont-ils réussi à concilier vie de famille et élevage ?

Concilier vie de famille et élevage : le choix de l’équilibre familial

« Depuis les années 1990, bien avant que cela devienne une préoccupation majeure des agriculteurs, nos parents ont organisé le travail en fonction d’autres objectifs : nous emmener au rugby le week-end, par exemple », se rappelle en souriant Damien Cabot.

Son frère cadet, Jérémie, joue encore au club de Saint-Juéry en tant que capitaine, à raison de deux entraînements par semaine et de matchs dominicaux. Et les propres enfants de Jérémie et Damien, quatre minots âgés de 3 à 11 ans, y usent désormais leurs crampons le samedi, sous le regard des papas, au bord du terrain.

« On a simplement continué leur manière de travailler, au départ en nous installant au Gaec avec notre mère », relate Jérémie. Ce qui n’empêche pas leur père, Michel, de donner un coup de main de temps en temps.

Des bâtiments conçus pour tout concilier

Concrètement, ce dernier, aménage dans les années 1990 des bâtiments fonctionnels, conçus pour minimiser la manutention. « Il n’y a pas de lots, pas de palettes, par exemple. Les veaux sont dans des box, nous avons juste à ouvrir des portillons pour les tétées matin et soir », explique Damien Cabot.

« Nous avons automatisé au maximum l’alimentation des veaux. La ration passe de l’aplatisseur à la mélangeuse pour le fourrage. On a mis en place trois compartiments qui alimentent trois endroits distincts de la stabule, avec une vis sans fin qui alimente les nourrisseurs », détaille Jérémie Cabot. « La ration est disponible toute la journée, et il faut une demi-heure pour la repousser le soir. »

Gestion facilitée aussi le week-end pour celui qui prend l’astreinte, d’une durée minimale.

À l’installation du frère aîné, en 2005, la famille double la stabule. Lorsque son cadet le rejoint, en 2011, le Gaec investit dans un atelier de poulets de plein air. Là encore, le choix du bâtiment se raisonne en fonction de la charge de travail : l’alimentation, la ventilation et l’abreuvement y sont automatisés.

Le temps gagné : premier critère de décision

Un principe qui infuse toutes les décisions des chefs d’entreprise. « Quand nous élaborons un projet, notre premier critère est de vérifier si cela passe au niveau du planning, si le temps passé se compense par un gain suffisant », détaille Damien Cabot. « C’était aussi important pour nous d’être deux, pour avoir une vie », note-t-il.

Météo et matériels pour réussir à concilier vie de famille et élevage

La météo fait partie des critères de déstabilisation du système familial, « et c’est pour cela que nous avons investi dans des matériels récents, parce que quand il faut y aller, il faut y aller », détaille Damien Cabot. « Et les matériels de la cuma de Valderiès, auxquels nous faisons appel, sont également performants », renchérit son frère. « Ce qui a son importance car les fenêtres météo se raccourcissent », souligne-t-il.

C’est par exemple le cas pour la presse, fournie avec chauffeur par la cuma. Laquelle met à la disposition de ses adhérents des matériels aussi importants qu’une ensileuse pour l’herbe, un télescopique ou encore un tracteur.

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