Geomyza, a fait des dégâts. Jusqu’à la période de chaleur entamée cette semaine, les conditions climatiques restaient peu favorables à la croissance végétative. Or, comme le rappelle une publication d’Arvalis le 20 mai : « La concomitance des stades jeunes du maïs avec le vol et la ponte des mouches adultes crée le risque pour la culture. » Retour sur la géomyze sur maïs.
Les semis précoces ont évité le risque geomyza

Adulte de Geomyza tripunctata, petite mouche de 3,5 mm reconnaissable aux trois points sur ses ailes. Elle pond à la base des jeunes maïs. (©Arvalis)
Les dégâts de géomyze concernent « les parcelles semées vers la mi avril et après », complète Anne-Sophie Colart. L’ingénieure référente pour la culture de maïs fourrager au sein de l’institut précise ainsi que l’essentiel des impacts se situe sur la région Bretagne et ses voisines.
Le re-semis, ce n’est pas automatique
Au sortir d’un hiver doux, la mouche géomyze a donc attaqué. Ces maïs, qui ont végété, n’ont pas surmonté l’assaut. De quoi raviver les souvenirs de campagnes antérieures. Dans une communication du 21 mai 2026, l’équipe régionale Arvalis en Normandie constate par exemple : « En 2016, ce ravageur avait déjà fait parler de lui avec des attaques généralisées et parfois de forte ampleur. »
Dans ses essais, Arvalis avait alors mesuré un impact sur les rendements « s’échelonnant entre 5 et 20 %. » Le message normand ponctue : « Le re-semis n’avait pas été gagnant cette année-là. »
Décider après la remontée des températures
D’une part, les implantations tardives exposeront d’autant plus aux éventuels déficits hydriques estivaux. D’autre part, la culture en place peut actionner des mécanismes de compensation. Re-semer le maïs touché par geomyza est « une décision qui doit s’appuyer avant tout sur les observations actuelles », relève Anne-Sophie Colart, en indiquant : « Cette année, les symptômes semblent encore plus sévères », qu’il y a dix ans.
« Après l’installation de la chaleur, on distingue désormais bien l’état des différents pieds », indique ensuite une messagerie d’Arvalis en Bretagne le 27 mai 2026. Outre les pieds sains, vigoureux, les observations doivent alors distinguer les pertes définitives, des pieds partiellement atteints qui redémarrent ou qui tallent. Ces derniers resteront plus chétifs. Néanmoins, ils conservent une capacité à produire un épi. « Il faut les compter dans l’estimation du peuplement », indique le communiqué breton. Et « s’il reste au moins 45 à 50 % des pieds initialement semés, il ne faut pas re-semer. »
Le sur-semis ? à éviter
Enfin, l’institut précise les conseils pour un re-semis, avec une variété de précocité adaptée, bien entendu. « Le travail du sol s’ajuste en fonction du désherbage déjà effectué. » Les préconisations insistent sur la destruction totale de la culture en place. Elles concluent sur l’importance de protéger du taupin. Car si la saison de risque mouche est passée, place à celle du risque coléoptère.
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