La cuma d’Ogeu, c’est une cinquantaine d’adhérents en polyculture élevage. Une cuma qui, comme beaucoup, s’est formée autour de l’ensilage. Le matériel pour la récolte du foin ou de l’enrubanné a toujours été en évolution. Aujourd’hui, une vingtaine d’adhérents font partie du groupe fenaison, « mais d’une façon assez libre », indique Romuald Pascal, trésorier de la cuma. « Certains sont adhérents juste pour les faucheuses, d’autres pour les andaineurs, ou encore les presses à balles rondes ou les plateaux, et d’autres adhèrent pour la chaîne complète. » Retour sur le matériel de fenaison en cuma dans les Pyrénées-Atlantiques.
Travailler comme pour chez soi
Ramasser un fourrage de qualité en cuma peut paraître assez simple. « La qualité, c’est celle qui répond aux besoins de l’exploitation. C’est le moment d’intervention qui va jouer. Et quand on intervient à plusieurs, c’est beaucoup plus facile qu’en individuel. Il peut y avoir deux faucheuses chez vous menées par des adhérents. Pareil pour les andaineurs ou les presses. Les débits de chantier peuvent être très importants », indique Romuald Pascal.
« L’essentiel, c’est d’aller travailler chez les autres de la même manière que pour chez soi. Cela fait partie des clés de la réussite. Quand on se met en action, on peut déployer plus de moyens que si on est seul. »
Matériel de fenaison en cuma : performant et bien dimensionné
Une autre clé pour la réussite des chantiers de fenaison est d’avoir un parc de matériel bien dimensionné. « Il doit évoluer avec le nombre d’adhérents. Nous n’avons pas un groupe fermé, mais il faut que le groupe et les matériels soient cohérents pour avoir toujours une bonne réactivité. »
Récemment, la cuma a investi dans un andaineur à tapis. Un achat pour ramasser proprement la luzerne. « Mais personne en individuel ne pourrait investir dans un andaineur à tapis pour quelques hectares. Dans la cuma, il travaille aussi pour l’ensilage et le foin, et permet ainsi de gagner en débit de chantier. C’est un exemple des évolutions de matériels qui participent à la qualité. »
La cuma s’est aussi rapproché des cuma voisines avec lesquelles elles travaillent déjà en inter-cuma. « Cela permet de pouvoir se prêter du matériel en cas de besoin. C’est une sécurité supplémentaire. »
Les règles d’or pour que ça marche
Comme dans beaucoup de groupes, la première règle est la discussion pour éviter les non-dits. « Tout doit se dire avec franchise. » La seconde est de bien organiser, planifier les chantiers, définir les rôles de chacun et pour les participants être à l’heure et suivre les consignes. La troisième est le respect du matériel, « mais de ce côté-là, il est vrai qu’il n’y a pas de problème. »
« Pour moi, réussir un chantier de récolte de fourrage, c’est de bien faire fonctionner l’humain. L’humain plus que le matériel. Le matériel devient presque secondaire, car on peut le réparer. Tandis que l’humain, il faut le convaincre. C’est beaucoup plus difficile, mais c’est la clé », conclut Romuald Pascal.
Matériels et tarifs fenaison à la cuma d’Ogeu
Certains des matériels de la cuma d’Ogeu ont des tarifs calculés au kilomètre, qui ont été ramenés à l’hectare. Une estimation possible par la connaissance des débits de chantiers moyens. Dans cette liste, il y a quelques particularités. Déjà, pas de faneuses dans le parc matériel de la cuma. Chaque adhérent préfère gérer cette opération.
Pour les andaineurs, les doubles rotors sont au même tarif que l’andaineur à tapis. Cela permet de choisir l’andaineur en fonction du travail à réaliser et non pas en fonction du prix. La cuma pratique la même politique avec les tracteurs de 120 ch, 140 ch et 150 ch, dont le tarif unique est de 17 €/h sans le GNR plus une part fixe de 150 €.
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