Le service Taméo s’étend au maïs

Cultures
pour optimiser la gestion de ses intervention et l'efficacité de ses intrants, une application d'Arvalis et Météofrance s’actualise.

Une bonne nouvelle pour démarrer la campagne culturale du maïs, à défaut de pouvoir commander les conditions météo idéales tout au long du cycle : une application qui allie les prévisions météo précises et le conseil technique adapté.

16/04/2018 - 16:00

Lancé en mars 2017 uniquement pour le blé tendre, le service Taméo, proposé par Arvalis et Météo France, se dote de modules dédiés au maïs (grain, comme fourrager). Les autres cultures devront encore patienter pour accéder à cet outil qui prévoit la météo à l’échelle de la parcelle et y adapte un conseil technique.

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Le pilotage efficace, précis et raisonné de l’ensemble des intrants, répond à «un enjeu des états généraux de l’alimentation». Il est surtout un besoin pour l’agriculteur dont l’ambition est d’être performant techniquement (et économiquement). De longue date, ce besoin est identifié et a conduit Arvalis et Météo France à travailler ensemble pour lui apporter une réponse. Le fruit de cette collaboration prend la forme d’une application, accessible sur le marché depuis l’an dernier. Taméo, c’est son nom, «est conçu pour être un outil modulaire», expliquent les organisateurs d’une conférence de presse, proposée à l’occasion du lancement de nouvelles fonctionnalités.

Pleuvra-t-il dans l’heure qui vient?

Avec les images radars des deux dernières heures et une extrapolation pour l’heure à venir, le service pose sur une carte, un suivi des précipitations en temps réel. «L’utilisateur visualise l’étendue des épisodes pluvieux, leur déplacement et bénéficie d’une estimation de leur intensité», promeut le communiqué de presse vantant une précision de l’ordre du kilomètre pour l’ensemble du service. Emmanuel Cloppet, directeur des activités commerciales de Météo France, insiste sur la fiabilité et la robustesse de l’information qui se base sur lecroisement de plusieurs outils et niveaux d’observations. «C’est une clef pour le pilotage des cultures.» «Sachant qu’il y a sur le terrain une forte hétérogénéité des situations…», complète Norbert Benamou, directeur général d’Arvalis.

Précis et fiable dans le temps et l’espace

Mais Taméo, ce n’est pas que de la météo. Avec d’autres modules, l’utilisateur voit, par exemple, si dans les conditions climatiques calculées pour cette parcelle, l’efficacité et la sélectivité de tel ou tel traitement à faire seront bonnes, moyennes… ou si se lancer sur ce créneau s’annonce hasardeux. «Il voit aussi si le mélange des produits que souhaite réaliser l’agriculteur est possible.» Sur le maïs fourrage, une des nouvelles cultures auxquelles l’offre vient d’être étendue, «sous la forme d’un calendrier évolutif en fonction de la météo réelle observée, Taméo fournit les dates prévisionnelles d’apparition des stades de récolte», illustre encore Florence Schlageter, chef du produit chez Arvalis. En plus de la prévision des dates clefs, y compris celle optimale de la récolte, le calendrier identifie par exemple, «la période de sensibilité au stress hydrique», même si l’extension jusqu’aux préconisations en matière d’irrigation n’est encore que dans les tuyaux.

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Un calendrier présente en fonction des conditions climatiques prévues et des traitements envisagés, les périodes les plus favorables à leur réalisation.

Encore des développements à attendre

Sur le volet fertilisation, l’aide à la décision qu’apporte l’outil est dans la continuité: un calendrier affiche comment les conditions de valorisation de l’azote apporté évoluent jour après jour.

En pratique

Solution dont l’ambition est d’apporter des gains de compétitivité, de performance technique, de confort, organisationnel… à terme, sur tout le panel des principales cultures en France, Taméo fournit une information, «comme si chaque parcelle avait sa station météo, mais sans avoir à acheter, installer, assurer… de capteurs», argumentent Emmanuel Cloppet et Norbert Benamou.
Un compte permet de suivre 25 parcelles et revient à 600€/an pour l’agriculteur, sachant que la distribution se fait via des intermédiaires (coopératives, Ceta...). «Ce coût est pour l’ensemble de la solution», explique Florence Schlageter. Les modules qui s’ajoutent au fil du temps ne font pas l’objet d’une nouvelle facturation.

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