RMH remporte trois étoiles aux Innov’space 2026 avec le Nexus, un robot d’alimentation électrique autonome. Le Nexus se distingue des autres robots déjà sur le marché. Le plus visible, son bol de grande capacité (6 m3, deux vis). De surcroît, la cuve est couverte pour éviter les émissions de poussières qui perturberaient les capteurs de l’automate.
Entraînement 100 % électrique pour le RMH Nexus
Le Nexus est électrique, de la fraise au tapis. RMH France indique que l’entraînement électrique assure le meilleur rendement énergétique, favorise la compatibilité avec la robotique et génère peu d’entretien. Son calme promet aussi une meilleure ambiance sonore dans les bâtiments d’élevage.
RMH livre le Nexus avec une ou deux batteries de 96 V, délivrant 48 kW. Avec une batterie, le robot alternera entre phases de travail de 2 h à 2 h 30, et phases de recharge de la même durée.
Le Nexus change ses batteries tout seul

Le RMH Nexus possède une autonomie de 2h à 2h30, selon le constructeur. (©Entraid)
Avec la deuxième batterie disponible en option, un aménagement permet, sans intervention humaine, de changer en 5 minutes un module déchargé par un autre, chargé. RMH livre une borne de charge fixe, à condition de disposer d’un poste délivrant du courant triphasé avec 28 kW de puissance.
Sinon, le temps de charge durera plus que les 2 heures annoncées. L’entraînement électrique ne sert pas qu’à animer la cinématique du désilage à la distribution. Il meut aussi les quatre roues motrices et directrices.
Guidage sans infrastructure profonde
Autre spécificité, le Nexus se guide par RTK en extérieur, et grâce à un Lidar dans les bâtiments. Le Lidar sert au guidage comme à la détection d’obstacle. Le seul aménagement requis consiste en la pose de réflecteurs pour que le capteur Lidar se repère.
Si un changement de parcours est nécessaire, il faudra déplacer les réflecteurs. L’éleveur et un technicien reprogrammeront le parcours recourant au RTK.
Ensuite, le Nexus « apprendra » son nouveau parcours au sein des bâtiments, toujours accompagné d’un opérateur spécialisé.
Originalités et polyvalence
Le bras de désilage est plus étroit que la largeur de la machine. Ceci pour que la fraise ne consomme pas trop d’énergie. Pour compenser, le bras pivote. RMH annonce que le Nexus peut tout désiler.
Toutefois, il préconise des tailles de coupe selon les aliments. De plus, il indique que son robot devra évoluer dans des silos couloir, pour des raisons de normes de sécurité.

La fraise est moins large que le robot, pour des raisons d’efficience énergétique. Le bras de désilage pivote pour assurer un front d’attaque propre. (©Entraid)
À noter sur ce robot, la chausse en pneus alvéolés, qui ne nécessitent pas de gonflage. Cette technologie évite les à-coups des pneus pleins, et le roulis généré par des pneus à air.
C’est la filiale française de RMH, RMH France, qui a développé le concept. Trois prototypes officieront en 2027.
Ensuite, RMH France prévoit une commercialisation en 2028.

Selon RMH France, les pneus alvéolés assurent la meilleure stabilité lors des travaux du robot. (©Entraid)
Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :
- [Space 2026] L’irrigation collective, une force pour l’évolution de la ferme
- Des robots et solutions autonomes à une ensileuse à moins de 200 000 €
- Kuhn Antéa : la désileuse collective se connecte
- Les Innov’Space 2026 sous le signe de la diversité
- Le nouveau robot d’alimentation sur batterie Triomatic de Trioliet plus flexible



![[InnovAgri 2026]La récolte paille et fourrages et la manutention trouvent de nouvelles solutions](https://www.entraid.com/wp-content/uploads/2026/09/PottingerProfi5000Innovagri2026-350x197.jpg)

