Haute-Loire: pleins feux sur l’inter-cuma

En région
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L'inter-cuma: une solution pour rentabiliser les hausses du niveau des coûts de certains matériels.

23/11/2017 - 17:58

Après le partage de la main-d’œuvre en cuma, le thème de l’assemblée générale 2017 de la fdcuma de la Haute-Loire était l’inter-cuma qui s’avère être une évolution nécessaire.

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«Les cuma de la Haute-Loire ne dérogent pas à la règle. Au départ créées autour de groupes d’ensilage, elles ont assisté, comme beaucoup d’autres structures coopératives, à un déclin de la démographie agricole qui les obligent aujourd’hui à prendre de nouvelles orientations comme celle de l’inter-cuma», explique Christophe Boissières, président de la fdcuma. Pour autant, cette ouverture à d’autres groupes avec lesquels on a l’habitude de travailler, nécessite un temps de préparation, d’échange et de concertation. «Pour cela, notre réseau d’animateurs est là pour vous accompagner sur vos projets de travail en inter-cuma par l’intermédiaire du dispositif DiNA.»

Des avantages et des contraintes

Pour rappel, l’inter-cuma permet d’élargir le groupe d’utilisateurs afin d’atteindre un volume d’activité suffisant pour acquérir un matériel performant avec un coût d’utilisation raisonnable. Il devient aussi possible pour un matériel de travailler en dehors de la circonscription de la cuma qui en fait l’acquisition, à condition qu’il soit utilisé dans le cadre d’une autre cuma.

Pour autant, le fonctionnement en inter-cuma nécessite d’être attentif sur les règles d’utilisation des matériels. Le règlement intérieur de l’activité concernée doit être le même pour tous. Il demande aussi de pouvoir s’appuyer sur des responsables matériels fortement impliqués dans chacune des cuma concernées.

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Christophe Boissières, président de la fdcuma de la Haute-Loire: « Même si l’inter-cuma est utilisée depuis longtemps, on observe aujourd’hui une accélération des besoins pour ce type d’organisation, que ce soit pour des matériels, des bâtiments ou de la main-d’œuvre. »

Où sont passées les subventions?

L’assemblée générale a aussi été l’occasion de faire le point sur le versement des subventions. A ce jour, seulement 12% des subventions ont été payés pour des investissements réalisés en 2015. Concernant les années 2016 et 2017, aucune subvention n’a été perçue par les cuma ayant réalisé des investissements. «Les prêts à court terme, réalisés par les cuma, se généralisent pour pallier le non-paiement des subventions. L’excuse concernant le non-fonctionnement du logiciel Osiris ne tient plus.» Présent lors de l’assemblée générale, Jean-Pierre Vigier, député et conseiller régional Auvergne Rhône-Alpes, a assuré qu’il s’occuperait personnellement d’activer le paiement des subventions attendues par les cuma. Une affaire à suivre…

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