Feu de tout bois !

En région
En dehors de l'alimentation des chaudières, d'autres utilisations sont possibles pour les plaquettes

L'alimentation des chaudières collectives représente un créneau pour la production de plaquettes bois issues des exploitations agricoles. Mais ce marché est très concurrentiel.

27/11/2017 - 18:00

Comment redonner de la valeur au patrimoine boisé dans les exploitations, en particulier les haies ? Arnaud Dubois, de la fdcuma de l'Allier, a livré des pistes à l’AG de la fdcuma de l’Indre le 22 novembre.

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La cuma Bourbonnaise de drainage dans l’Allier s’est lancée dans le déchiquetage en investissant dans une chaîne complète : une déchiqueteuse (broyage jusqu’à 55 cm de diamètre) entraînée par un Valtra de 370 cv, une casseuse horizontale gros gabarit (2 m de long et 100 t de poussée), deux grappins coupeurs attelés sur les pelles hydrauliques de la cuma (jusqu’à 45 cm de diamètre et 8 m de hauteur). Au-delà des matériels, l’organisation des  chantiers est déterminante.« Si les branches à déchiqueter sont correctement empilées, alors un chauffeur expérimenté parviendra à des débits de chantier élevés de plus de 60 m³/heure » observe Arnaud Dubois de la fdcuma Allier. Les ressources mobilisables sont importantes sur le département et peuvent être exploitées durablement dans le cadre d’un plan de gestion pluriannuel des haies. Par contre, il faut trouver des créneaux de valorisation. En dehors de l’autoconsommation, c’est parfois compliqué. Ainsi, l’alimentation des chaudières collectives en plaquettes représente un marché concurrentiel avec des prix qui parfois couvrent à peine le coût de revient évalué à 18-20 €/m³. D’autres créneaux se dessinent : pistes équestres, jardineries dont les besoins risquent de grandir avec l’arrêt des phytos, chantiers de drainage, substituant à la paille pour litière.

Un potentiel dans l’Indre ?

Dans l’Indre, le volume broyé par l’intermédiaire des cuma est modeste pour l’instant. Le travail est réalisé pour partie avec la machine de la cuma départementale de la Creuse, via la cuma Innov 36. La Scic Berry Energies Bocage entend développer cette filière en associant les collectivités locales. Une chaufferie collective était d’ailleurs inaugurée le 22 novembre à Cluis. Pour Benjamin Culan, de la Chambre d’agriculture, il existe dans l’Indre des ressources agro-forestières sous-exploitées. Mais bon nombre de haies sont vieillissantes et on craint des risques de dépérissement, notamment pour certaines essences comme le châtaigner, victime du chancre.

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