Pour une agricultrice ou un agriculteur, l’indemnisation du congé supplémentaire de naissance fera souvent la différence entre un congé pris ou pas pris. Car devenir parent quand on est à la tête d’une exploitation agricole relève souvent du numéro d’équilibriste. Il y a les urgences liées aux cultures, l’administratif et les éventuelles astreintes… S’arrêter est un luxe que beaucoup s’interdisent. Face à ce constat, le gouvernement déploie à l’été 2026 le nouveau congé de naissance supplémentaire. Mais comment concilier vie de famille et continuité de la ferme ? Et surtout, à quoi s’attendre côté portefeuille ? Voici tout ce qu’il faut savoir sur l’indemnisation congé de naissance supplémentaire de la MSA pour une agricultrice ou un agriculteur.
Un à deux mois à la carte pour le congé de naissance supplémentaire de la MSA
Les deux parents, (chefs d’exploitation, conjoints collaborateurs ou aides familiaux) peuvent bénéficier de ce nouveau droit individuel. Et ce, qu’il s’agisse de la mère, du père, ou du conjoint de la mère (PACS, concubinage).
D’une durée maximale de deux mois, le congé de naissance supplémentaire vient prolonger les congés de maternité ou de paternité classiques. Pour s’adapter au rythme des saisons et des travaux de la ferme, le législateur a prévu une vraie souplesse. Les bénéficiaires peuvent prendre en une seule fois ou le fractionner en deux périodes d’un mois minimum.
Remplacement ou indemnités : le choix de la MSA
Contrairement aux salariés, les agriculteurs (dits « non-salariés agricoles ») doivent composer avec l’absence de revenus fixes.
Pour y répondre, la MSA propose aux agricultrices et agriculteurs deux options pour l’indemnisation de ce congé supplémentaire de naissance.
Option 1 : L’allocation de remplacement
Pour que l’activité de la ferme ne s’arrête pas, la MSA finance la main-d’œuvre qui vous remplace :
- Via un service de remplacement : La MSA règle directement la facture au service. Le coût est intégralement pris en charge (hors CSG et CRDS) ;
- Via une embauche directe : Si vous recrutez vous-même un salarié pour l’occasion, la MSA vous rembourse les salaires et charges, dans la limite de la convention collective applicable.
Option 2 : L’indemnité journalière forfaitaire
Si vous stoppez totalement votre activité mais qu’aucun remplaçant n’est disponible, vous basculez sur un forfait journalier. L’absence de remplaçant peut être due à une pénurie de main-d’œuvre sectorielle ou une spécificité technique de votre élevage.
« Dans l’hypothèse où le recours à un remplacement s’avère impossible, soit par le biais d’un service de remplacement, soit par une embauche directe, nous vous verserons des indemnités journalières forfaitaires. »
Le montant de cette indemnisation congé naissance supplémentaire agriculteur/agricultrice s’aligne sur le régime des indemnités journalières de maternité/paternité, s’élevant à 60,26 € par jour d’arrêt de l’activité.
Anticiper au moins 1 mois avant la date de début souhaitée
Parce que l’organisation d’un remplacement ne s’improvise pas, les démarches doivent être anticipées. La demande doit être transmise à votre caisse MSA au moins un mois avant la date de début souhaitée.
Bonne nouvelle pour alléger la paperasse : le guichet en ligne de la MSA permet désormais d’effectuer une demande unique et combinée. Elle englobe à la fois le congé principal (maternité/paternité) et ce nouveau congé supplémentaire. Elle publie également une notice d’informations pour aider les potentiels bénéficiaires à compléter leur demande.
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