Travailler sur l’engagement

Les machines et les hommes: l'équipe de la fédération des cuma de Lozère avait bien en tête les fondamentaux des cuma lors de la préparation de l'assemblée générale. Charges de méca, impayés, engagement des adhérents: le point sur ce qui a été abordé.

Stéphanie Laure, coordinatrice de l'équipe, et Johan Portalier, animateur agroéquipement à la fdcuma48, ont présenté les résultats de leur travail en cours sur les charges de mécanisation. Avec de grosses surprises à la clé qui permettent de réfuter les idées reçues.

En une matinée, les participants à l’assemblée générale de la Lozère, le 17 décembre à la Chambre d’agriculture de Mende, ont dû digérer une belle masse d’informations: création de références, croissance de la fédération en mode “start-up”…  Mais la fédération, en résonance avec les remontées de terrain lors des AG de cuma, avait choisi de mettre l’accent sur les relations humaines.

Stéphanie Laure, qui coordonne l’équipe d’animation de la fédération, notait en introduction “un essoufflement des responsables dans certains groupes”, dû à trois élément identifiés: les impayés, “un peu trop abordés lors des Assemblées générales, au détriment des investissement et de la dynamique des groupes”, un léger ralentissement de la transmission des responsabilités (même si elle est assez bonne en Lozère) et une démobilisation des adhérents.

A lire sur ce sujet: « Impayés: en parler mais surtout… agir! »

Certains facteurs ne les incitent pas à s’engager

Pascale Caldéran, directrice de la fdcuma du Tarn, est venue apporter des éléments concrets sur ces sujets, en relativisant, et en se mettant à la place des adhérents: “Certains facteurs ne les incitent pas à s’engager, a-t-elle indiqué: par exemple globalement, le manque de communication dans la cuma, l’absence de projets, des dates de réunions mal choisies par rapport à leurs activités, le fait que l’on répète toujours les mêmes choses aux assemblées générales.”

Enfin: dernier facteur: la taille de la cuma. “Plus une cuma est importante, moins le sentiment d’appartenance est fort”, a-t-elle analysé. “Pourtant, il n’y a pas de fatalité”, a-t-elle repris, avant de citer l’exemple de grosses cuma qui ont choisi de mobiliser en fractionnant l’AG par activité, en organisant un événement festif ou un banc d’essai moteur en parallèle, en proposant un intervenant ou bien une présentation comptable plus poussée en termes d’analytique.

A l’inverse, Pascale Caldéran a cité les facteurs qui incitent les adhérents à prendre part à la vie de la cuma, et sur lesquels les cuma peuvent travailler: l’attachement affectif au groupe, la conscience des coûts liés au départ, le devoir moral envers le groupe, des valeurs partagées, mais aussi le fait que certaines personnalités s’épanouissent et s’accomplissent dans les cuma.

A noter: Sylvain Chevalier, président de la fédération des cuma, a impulsé avec Stéphanie Laure et l’équipe de la fédération des cuma de Lozère une dynamique spectaculaire: la fédération est passée de 0,5 à 3 Equivalents Temps Pleins et son chiffre d’affaires a bondi de 25000€ à 130000€ en quelques années.

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