Le climat est devenu la première cause de pénibilité du travail agricole, détrônant l’effort physique, selon le baromètre Cliseve Agri France 2025. Ce baromètre à interrogé un échantillon de 2 653 répondants entre mars et décembre 2025. Ce dans trois filières : la viticulture, le maraîchage et le paysage (espaces verts). Les enquêteurs ont interrogé majoritairement des salariés permanents et saisonniers (plus de 2 200 personnes), ainsi que des exploitants et des encadrants.
Salarié agricole : le climat, première cause de pénibilité avant l’effort
Pour les répondants, le climat constitute donc la première cause de pénibilité au travail, devant l’effort physique. Ce n’est pas un ressenti isolé. Pour un répondant sur deux, le travail est devenu plus fatiguant et plus lent.
Sur le plan physique, l’addition est salée. Les répondants citent les coups de chaleur (39 %), maux de tête chroniques (35 %) et déshydratation. Ces symptômes s’intensifient depuis cinq ans pour plus de la moitié des professionnels interrogés.
Au-delà de la fatigue, le climat impacte aussi la santé mentale : les participants citent le sentiment d’impuissance (74 %) et la tristesse face à la dégradation de l’outil de travail (59 %).
Un motif de démission ou de renoncement
L’étude mesure que 47 % des salariés et saisonniers estiment que la chaleur peut constituer un motif de démission ou de renoncement . Un constat partagé par 88 % des exploitants. Plus inquiétant : 26 % des exploitants envisagent d’arrêter le travail agricole d’ici 5 ans face à ces contraintes.
Face au mur, la profession réagit, mais souvent dans l’urgence. On décale les horaires (75 %), on scrute la météo pour organiser le chantier (73 %) .
Pénibilité au travail agricole : plus de 2600 répondants dans trois filières
Cette étude s’appuie sur un échantillon solide de plus de 2 600 professionnels de l’agriculture. C’est en effet l’agence de conseil RSE Croissance Bleue et l’institut d’anthropologie appliquée LAPA Research qui ont lancé cette étude. LAPA Research comporte également une structure de consultance en France et au Brésil. L’étude permet de positionner finement son expertise auprès de grandes structures (Pernod Ricard, Château Lafite Rothschild sont cités parmi les partenaires).
L’ampleur des résultats est intéressante. L’étude s’appuie en effet sur un échantillon de 2 653 répondants interrogés en 2025 dans trois filières :
- la viticulture ;
- le maraîchage ;
- le paysage (espaces verts).
Il est composé très majoritairement de salariés permanents et saisonniers (plus de 2 200 personnes), ainsi que d’exploitants et d’encadrants.
Pour garantir la représentativité des travailleurs les plus exposés, la méthodologie a combiné approche quantitative et qualitative (50 entretiens) en traduisant les supports en 12 langues, ce qui a permis d’inclure la main-d’œuvre étrangère souvent invisible dans ce type d’enquête.
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