Le bilan climatique 2025 montre encore une année particulière mais qui ressemble fortement aux cinq dernières. Une température moyenne plus élevée, un cumul de précipitation déficitaire ou encore des épisodes de sécheresses qui deviennent presque classiques.
Bilan climatique 2025 : une année au pied du podium pour les températures

l’année 2025 se classe au pied du podium des années les plus chaudes jamais enregistrées. © Météo France
Avec une température moyenne de 14°C, l’année 2025 se classe au 4ème rang des années les plus chaudes jamais enregistrées en France depuis 1900. Sur le podium se trouvent les années 2022, 2023 et 2020.
Plusieurs épisodes exceptionnellement chauds marquèrent l’année. Ce fut le cas en mai, juin, août et aussi en novembre et début décembre. À cours de l’année 2025, 1 jour sur 2 enregistrait une température au-dessus de la normale de saison.
Le bilan climatique 2025 montre encore une fois une année qualifiée d’exceptionnelle. Les différentes vagues de chaleur font que l’été 2025 se place au troisième rang des étés les plus chauds depuis 1900.
Des précipitations légèrement déficitaires

Pour les précipitations, l’année 2025 est légèrement déficitaire mais avec de forts contrastes saisonniers et régionaux. (© Météo France)
Les fortes variations de cumul de précipitations d’une année sur l’autre est une des conséquences du changement climatique. Alors que l’année 2024 était très excédentaire, le cumul des précipitations de l’année 2025 est légèrement déficitaires avec – 7% par rapport à 1991-2020.
Comme les dernières années, l’année 2025 est représentative des fortes variations de cumul de précipitations d’une année sur l’autre :
- 2022 : l’une des années avec le moins de précipitations et un déficit de 24% par rapport à 1991-2020 ;
- 2023 : une année proche de la normale mais très contractée ;
- 2024 : l’une des années les plus pluvieuses avec un excédent de l’ordre de + 15 %
Avec l’évolution du climat, les évolutions seront certainement observées dans les contractes saisonniers.
Une sécheresse des sols qui devient classique

Le phénomène de sécheresse des sols devient un classique au fil des années (© Météo France)
En 2025, un épisode de sécheresse des sols concernait 30 % du territoire de manière durable de mai à août. Une proportion plus importante de la surface du pays était impactée de manière plus ponctuelle. En moyenne, cet épisode de sécheresse estivale est classique dans le climat récent.
À une échelle plus locale, cet épisode présentait une durée de 8 mois dans les Hauts de France et de 7 mois en Normandie. Après des conditions proches de la normale durant l’hiver, la sécheresse touchait les sols superficiels. Une sécheresse qui au final concernait l’ensemble du pays au cours de l’été.
Un été très sec marqué par de violents incendies. L’année 2025 compte plus de 30 000 ha de surfaces brulées pour une moyenne d’environ 14 000 ha sur la période 2006-2021. Le plus grand incendie est celui du département de l’Aude avec 11 033 hectares détruits.
Un bilan climatique 2025 avec une faible activité foudre

350 000 impacts de foudre recensés en 2025 dont une majorité dans le sud-est (© Keraunos)
Près de 2 600 000 éclairs dans le ciel de la France dont 350 000 représentent des chutes de foudre. C’est le bilan de l’année 2025 observé par le bureau d’études français Keraunos. Les taux de foudroiement sont supérieurs en nombre près de la méditerranée, en basse vallée du Rhône et en Corse.
Les trois journées les plus électriques sont les 13, 15 et 25 juin avec 16 % de l’activité annuelle.

Quelques chiffres marquants concernant le changement climatique (© Météo France)
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