Le temps d’une matinée, Clément Da Costa nous a accueilli sur un de ses chantiers. Il en profite pour nous présenter son robot broyeur forestier et son métier
Présentation du robot broyeur en vidéo
Peux-tu nous présenter ton robot broyeur forestier ?
C’est un robot broyeur forestier FSI MDB LV 600 pro. Il fait 60 cv pour 2.3 tonnes avec une tête forestière à l’avant qui fait 1m30 de coupe et on peut passer avec du diamètre de 10-14 cm assez facilement. Il est fait pour le travail en pente avec ses chenilles à voie variable ce qui lui permet d’avoir un centre de gravité très bas.
Et le rendement varie en fonction de la végétation, mais c’est un hectare à la journée. Ce n’est pas pour faire beaucoup d’espace, mais aller à des endroits compliqués d’accès.
Comment se passe une semaine type pour toi ?
En général, je vais chez des agriculteurs adhérents. Je les contacte une semaine à l’avance. S’ils sont disponibles, on se donne une date, une heure de rendez-vous… Je commence à 8 heures jusqu’à 12 h et on fait environ 6 heures et demie ou 7 heures de broyages par jour. On peut en faire moins si on a une panne ou autre !
Après, il y a aussi de la maintenance. Le matin, on fait chauffer la machine, on la graisse. À midi selon les conditions, notamment, l’été, il faut souffler le filtre, refaire le plein et le soir, on la souffle encore pour enlever la poussière.
Quel a été ton parcours ?
Moi je n’ai que 25 ans alors mon parcours n’est pas très très long ! (rires). Mais j’avais travaillé dans les espaces verts donc ça m’avait permis de conduire des engins comme des manuscopiques des mini pelles et ça me plaît de conduire.
Et des robots comme ça, c’est assez rare d’en conduire, c’est d’autant plus intéressant !

Le robot broyeur en pleine action sur le bord d’une autoroute. (@Entraid)
Comment trouves-tu le travail de chauffeur de robot broyeur forestier en cuma ?
Je ne connaissais pas le travail en cuma ! C’est bien parce que c’est bien plus diversifié qu’en entreprise ! Normalement, on voit toujours les mêmes personnes ou les mêmes marchés !
Là, moi, je suis en Ariège, j’ai fait toute la Haute-Garonne. Ça permet de voir du pays !
Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton métier ?
Ce que j’aime ? Être dans la nature. Mais pas que ! J’adore voir le travail réalisé ! Surtout quand ce sont des zones assez denses. Et il y a évidemment le retour des adhérents qui sont contents.
En plus, il y a toujours une anecdote avec le grand-père qui entretenait ces lieux là à la main… Et parfois ça leur permet de rouvrir des zones qui se sont un peu perdues !
Quelle est ta meilleure anecdote lors de ton travail ?
J’étais en train de broyer une haie. Et je vois un trou à travers les ronces. J’étais avec l’adhérent et je lui dis “Je crois avoir trouvé quelque chose. Faudrait qu’on aille voir !”. Et il faut savoir que c’était la période où les biches mettaient bas. En lisière d’un champ, on avait trouvé un faon qui venait de naître ! Alors on ne l’a pas touché, on l’a laissé tranquille, bien sûr. La rencontre était bien surtout que j’avais eu peur de l’avoir blessé, mais je m’étais arrêté à temps.
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