Mickaël : Chauffeur de cuma et agriculteur

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Mickaël : Chauffeur de cuma et agriculteur

Mickaël Borie, assure la conduite sur les chantiers de la cuma de Roquefère, dans le Lot-et-Garonne, tout en exerçant son métier d'agriculteur.(@DR)

Entre la conduite, la gestion des plannings et le travail sur les matériels, Mickaël Borie est un rouage essentiel de la cuma de Roquefère. Il trouve pourtant le temps d’exploiter 180 ha à son compte.

Entretien avec Mickaël Borie, qui concilie son métier de chauffeur à la cuma de Roquefère, dans le Lot-et-Garonne, avec son activité d’agriculteur. Comment trouve-t-il le temps de mener de front toutes ces activités ?

Quelles sont les principales activités de la cuma ? Comment s’organisent tes missions ?

Les activités sont variées : traitements phyto, fertilisation, préparation de sol, semis, moissons… La moisson est ma principale activité. Les adhérents me contactent et j’organise mon emploi du temps.

Quelles sont tes fonctions au-delà de la conduite ?

Je m’occupe de la gestion et de la maintenance du parc matériels. Je gère aussi les plannings et les relations avec les adhérents. J’ai beaucoup d’autonomie. Je suis aussi administrateur de ma cuma, mais je n’ai pas voulu de fonction au bureau.

Tu es aussi agriculteur, comment se passe la gestion des deux activités ?

Je suis installé depuis octobre 2008. J’ai commencé avec 50 hectares de céréales et 2 hectares de pruniers. Et aujourd’hui, je suis arrivé à 180 hectares, dont 10 de pruniers.

Je me suis surtout agrandi depuis cette année, et c’est vrai que ça devient un peu plus compliqué d’arriver à tout gérer. Je mène tout de front, mais pas sans mal.

Cela fait presque 30 ans que tu es chauffeur de cuma. Quels sont les changements que tu as constatés ?

Il y a 25-30 ans, les gens étaient beaucoup plus cool, plus patients. On partageait du temps avec les adhérents. Ces moments ont pratiquement disparu. Maintenant, ils sont plus stressés. Les premières années, ils me payaient le café, m’invitaient à manger le midi, le soir… Je devais arrêter mes chantiers sinon ils me faisaient la gueule toute la journée ! Maintenant, les femmes d’agriculteurs travaillent toutes à l’extérieur. Donc le midi, il faut apporter un sandwich ou rentrer manger à la maison. Hormis cela, le relationnel avec les adhérents est impeccable, même s’il y en a toujours un ou deux qui appellent le matin pour que ce soit fait la veille, mais ça sera toujours ainsi, ce ne serait pas amusant sinon !

Quel conseil donnerais-tu à une cuma qui souhaite créer son premier emploi ?

Déjà, avoir assez de boulot pour créer un temps complet. Trouver un ouvrier pour un mi-temps devient de plus en plus compliqué, à moins que deux cuma le partagent. Ensuite, ce serait d’avoir un atelier, pour faire de la mécanique confortablement. Je suis maintenant à 60 %. J’espère que mon collègue Gabriel prendra ma suite, parce que moi, en prenant de l’âge et vu mon exploitation qui grandit, je devrai faire des choix.

Si tu avais une baguette magique pour changer une chose dans ton métier de chauffeur de cuma, ça serait quoi ?

Je ne sais pas ! (rires) Je suis bien au sein de la cuma. Allez, disons un peu plus de considération. Je n’ai pas besoin de la baguette magique pour l’instant, je la garde dans un tiroir !

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