« C’est avant tout de savoir pourquoi on est là. »
Ce cheminement vers les responsabilités s’avère nécessaire à la réussite de l’organisation. Car par la même occasion, elle nourrit son attractivité. L’intervention de Christophe Defert en témoigne. Sa fruitière compte 23 producteurs. « Autant qu’à mon installation en 90 quand je me suis installé. Quand une personne arrête, une autre commence », partage le producteur de lait à Comté et président de l’union de coopératives Juramonts. Directrice de cette dernière, Catherine Gaubert indique à quel point les éleveurs « mouillent la chemise » pour leurs outils de travail : « Notre union représente 12 % de la filière Comté et nous ne sommes que deux salariées. » Et sur dix-huit coopératives adhérentes, une seule a un directeur. « Ce sont les administrateurs qui assurent le pilotage. »
« Le lait d’un producteur seul n’a pas de valeur »
1 M€ pour une presse automatisée à fromages. 400 000 € pour le robot qui les manipules. Ou encore qualité des produits. L’engagement sert là des enjeux lourds. Et alors que le président décrit les facteurs d’instabilité qui les impacte, la directrice livre enfin une recette de la durabilité de cette dynamique : « C’est avant tout de savoir pourquoi on est là. » Or, le premier maillon de la filière fromagère en aurait bien conscience : « Le lait d’un producteur seul n’a pas de valeur », martèle-t-elle.
Autre illustration que « c’est ensemble qu’on a des résultats », la présidente de la Fncuma Marine Boyer salue dans son intervention finale l’avancée sur le crédit d’impôt mécanisation collective. Une mesure qui sur le territoire de l’Union concernerait 85 % des cuma pour un crédit moyen de 1 300 € par adhérent.
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