Quand l’emploi devient une évidence !

Dans un contexte où l’agriculture perd des actifs et où les surfaces par exploitation augmentent, l’emploi partagé de salariés peut être une alternative intéressante. Exemple en Haute-Vienne.

Damien, le salarié du groupement (à droite), précise : "A la cuma, ce qui est important quand on a une vision complète du parc matériel, c’est d’anticiper et maintenir le matériel en état pour éviter les pannes."

Les besoins de main-d’œuvre en agriculture ne sont pas couverts et cette situation est de plus en plus mal vécue.  Beaucoup d’exploitants ne trouvent pas en effet de solutions pérennes. Ici ou là, grâce à l’emploi partagé, des réponses ont été trouvées. C’est le cas pour la cuma de Saint Mathieu (Haute-Vienne) et le groupement d’employeurs Mathusein.
Jean-Louis Viaud, engraisseur bovin-viande et président de la cuma de Saint Mathieu (70 adhérents et de nombreuses activités de récolte), en témoigne. La cuma est adhérente du groupement d’employeurs (80% du temps du salarié). Le reste du temps, le salarié est directement mis à disposition des huit autres adhérents individuels. La cuma propose à ses adhérents des activités avec main-d’œuvre, notamment pour l’ensilage (environ 400 ha d’herbe et 400 ha de maïs) mais également de traction  (fumier), qui totalisent environ 60% du temps du salarié. Les 20% restants sont affectés à la mécanique et à l’entretien des matériels de la cuma.
Le groupement d’employeurs a depuis plus d’un an embauché Damien Robert, âgé de 25 ans. Celui-ci a une formation de mécanicien et une bonne expérience professionnelle en concessions de matériels agricoles. La plupart du temps, le salarié embauche au bâtiment de la cuma. Il organise et planifie son travail et est très autonome. Au bâtiment de la cuma, le salarié dispose de tous les équipements nécessaires (y compris un palan) pour faire de la mécanique. Il juge le travail intéressant et varié. Chez les adhérents, Damien fait également des travaux d’entretien des matériels, des révisions de tracteurs et intervient notamment sur des pannes électriques ou électroniques. Coût facturé : 20 €/h. Surtout, Damien apprécie beaucoup la possibilité d’avoir, en dehors des grosses pointes de travail, une gestion libre de son temps de travail. En effet, Damien est pompier volontaire et peut être appelé à tout moment…

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