En Haute-Vienne, ils développent la pomme de terre grâce à la cuma

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En Haute-Vienne, ils développent la pomme de terre grâce à la cuma

Pour Jérôme Duprat, du gaec Val du Taurion, à Saint-Laurent-les-Eglises) en Haute-Vienne, la cuma est indispensable pour développer son activité pomme de terre. (©Léa Henry)

Investir seul coûte cher, surtout dans une production comme celle de la pomme de terre. À la cuma Puys et Grands Monts, près de Limoges, les adhérents unissent leurs forces pour mutualiser matériel et main-d’œuvre.

Pomme de terre et cuma vont bien ensemble. La preuve, à Laurière, à 30 km de Limoges, où la cuma Puys et Grands Monts met du beurre dans les patates. C’est en effet grâce à cette cuma que la production de pomme de terre reste possible aujourd’hui.

Une production de pommes de terre mutualisée et solidaire

Pour son actuel président Jérôme Duprat, la cuma satisfait aux besoins matériels liés à l’activité pommes de terre, impossible à supporter seul. De plus, elle a développé l’entraide. Il collabore notamment avec le gaec Bregaint Henriat, également producteur de pommes de terre et membre de la cuma. Ils s’entraident pour les semis, la récolte et le conditionnement hivernal.

Pour Jérôme, l’activité pomme de terre représente 7 ha de plants (189 tonnes) et 3 ha dédiés à la consommation, soit 81 tonnes (selon les conditions météorologiques). Elle requiert une main-d’œuvre importante lors de la récolte.

Du champ au stockage, en passant par le tri et le calibrage, la cuma recourt à six saisonniers. L’emploi de ces personnes ne serait pas possible autrement. Les adhérents stockent les pommes de terre dans des palox, dans un grand frigo du bâtiment de la cuma.

Nécessaire mécanisation partagée en cuma pour la pomme de terre

Bien entendu, la cuma apporte aussi l’avantage de la mutualisation de l’investissement. Le matériel patatier coûte 953 €/ha (hors carburant, tracteur et consommables) à Jérôme Duprat. S’il devait acheter seul l’ensemble des équipements, l’investissement atteindrait au moins 384 000 €. Une somme impossible à assumer pour une exploitation de taille moyenne avec un chiffre d’affaires de 140 000 €. « Sans la cuma, je n’aurais pas pu continuer à produire de la pomme de terre », admet-il.

Il précise : « En 2025, les rendements ont été divisés par trois, atteignant seulement 11 tonnes par hectare contre 27 t/ha habituellement. C’est un niveau qu’on n’avait pas connu depuis plus de 20 ans, alors que les coûts de production actuels sont nettement plus élevés. »

Jérôme se montre par ailleurs inventif : il a décidé de vendre des pommes de terre localement grâce à un distributeur automatique installé à la ferme. Ce mode de vente répond à la demande croissante des consommateurs pour des produits frais, locaux, avec une valorisation directe de sa production.

La cuma Puys et Grands Monts, bientôt 40 ans de pomme de terre

Serge Guéry et trois autres exploitations ont commencé à produire des pommes de terre en 1987. En 1991, ils ont fondé la cuma Puys et Grands Monts pour faciliter cette activité. La cuma compte aujourd’hui cinq adhérents. Elle possède un bâtiment avec du matériel de conditionnement.

Depuis 2012, un agrandissement améliore le stockage.

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