Une cuma de tri et de conditionnement de légumes

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Une cuma de tri et de conditionnement de légumes

La cuma tri et conditionne près de 6 000 tonnes de légumes par an ©Entraid

À Gouzeaucourt dans le Nord, la cuma Bioterritoire comptabilise une trentaine d’adhérents. Ensemble, ils ont monté une cuma de tri et de conditionnement de légumes.

Dans un grand entrepôt, la magie se produit à la cuma Bioterritoire. Les légumes arrivent et sont déposés dans la cellule tampon. Ensuite, les machines de tri, de calibre ou encore de lave les produits. Tout est automatique ou presque ! Un tri manuel peut être effectué avant le départ des légumes en fonction du client. Niveau client, la cuma distribue à un large éventail « On a toutes sortes de clients. Principalement, c’est le réseau de magasins spécialisés comme Biocoop. Et après, on travaille aussi avec différents grossistes, différents transformateurs, mais on est 100 % bio », met en avant Olivier Halluin le président de la cuma Bioterritoire. Retour sur le tri et le conditionnement de légumes.

Visite de la cuma en vidéo

Tri et conditionnement de légumes : une cuma qui grandit vite

Tri et conditionnement de légumes

Sac plastique, vrac ou big bag, la cuma s’adapte à son client. (©Entraid)

Crée en 2019, la cuma ne cesse de se développer. En 2025, ils ont déménagé à Gouzeaucourt pour s’agrandir. En tout, c’est 7 millions d’euros d’investissements, dix chaînes de conditionnement, 11 salariés, 1 million et demi de chiffres d’affaires et 6 000 tonnes de légumes conditionnés par an.

« Actuellement, on est plus sur l’optimisation de matériel ou en gain de productivité. Diminuer un petit peu les coûts de main-d’œuvre en remplaçant par des machines », confie Olivier Halluin.

Une cuma ouverte sur l’engagement

La cuma compte 27 adhérents avec une ouverture possible à de nouveaux agriculteurs ou agricultrices. « Pour entrer dans la cuma, il y a un engagement minimum forfaitaire qui est de 2 500 €. Après, c’est au prorata de la production. Si une personne veut faire 1000 tonnes. Admettons que c’est à 0,30 €, ça fait 30 000 € fois 30 % du chiffre d’affaires. Il y a au moins 10 000 € de parts sociales à mettre dans le projet pour pouvoir adhérer. Tout en vérifiant que les machines permettent de conditionner son produit ».

tri et conditionnement de légumes

Une douzaine de légumes sont conditionnés à la cuma Bioterritoire ©Entraid

Tri et conditionnement de légumes : « On a la particularité d’être multi légumes »

Le président de la cuma nous précise ce qu’on retrouve à l’intérieur de l’entrepôt. « On a la particularité d’être multi légumes ! On fait une douzaine de légumes. Ce sont des carottes, de la pomme de terre, de l’oignon, on retrouve de la courge, du chou, des navets, des panais, du radis noir, de la betterave rouge et des poireaux en règle générale ». Cela permet d’avoir de la diversité. « On essaie d’avoir une gamme assez variée, mais surtout, rien que dans les choux et les courges, on a déjà cinq six espèces ».

Par la suite, ces légumes sont conditionnés en fonction du client. La cuma peut les mettre dans des pochettes plastiques, des sachets papier kraft, de la caisse en vrac ou encore du big bag. Ces produits sont à destination nationale avec une priorisation sur les bassins du Nord.

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