Ensileuses trainées : un petit marché pour quelques irréductibles

Partager sur

Ensileuses trainées : un petit marché pour quelques irréductibles

L'ensileuse trainée est encore présente et renouvelée régulièremnt dans quelques cuma © Entraid

Quelles soient trainées ou encore portées, les ensileuses non automotrices se font de plus en plus rare. Quelques Cuma restent fidèles à cet outil dans un marché où peu de marques subsistent.

Les ensileuses trainées seraient-elles sur le retour ? Jeulin surprenait lors du Space avec la mise en valeur de l’ensileuse Elho. Pourtant, depuis 10 ans, le marché français pour ce matériel est doucement en train de disparaître.

Les acteurs historiques délaissent l’ensileuse trainée

Le canadien Dion ne commercialise pas ses ensileuses en France.

Au canada, Dion développe des ensileuses pour l’herbe et comme ici pour le maïs avec une tête de récolte spécifique. (© Dion)

Au début des années 2000, des noms familiers comme Tarrup, Lely, New Holland… vendaient des ensileuses trainées dans les cuma. Il y a une dizaine d’année il restait encore Kuhn ou Pöttinger. Aujourd’hui seul Kongskilde, via l’italien Seko propriétaire de la marque, propose plusieurs ensileuses exclusivement pour l’herbe.

Sur les différents salons, on découvre de plus en plus souvent des ensileuses généralement en provenance de Turquie. Des matériels qui ne sont pour le moment pas importés et pas non plus homologués.

Le canadien Dion est un constructeur avec une belle offre d’ensileuses trainées que ce soit pour l’herbe ou pour le maïs. Suivant les modèles, elles demandent des puissances allant de 200 à 350 ch. Même s’il existe une petite demande en France, le constructeur canadien ne se lancera pas dans un parcours d’homologation pour la vente de seulement quelques machines.

Etre autonome et travailler à notre rythme

Les cuma qui renouvellent des ensileuses trainées se comptent sur les doigts d’une main. C’est le cas de la cuma l’Ourouxoise dans la Nièvre. « Nous avons une Kongskilde FCT 1260 achetée 63 000 € fin 2019 » explique Ludovic Guillaume, président de la cuma. Pourquoi ce choix ? « On travaille quand on veut avec de petits chantiers. Pas besoin d’être nombreux pour rouler les bennes et on peut bien prendre le temps pour tasser le silo. Aussi, on travaille sur un peu plus de 100 ha, et parfois plus, lors des reprises en automne. »

Concernant le débit de chantier, « on arrive à faire entre 15 et 20 ha / jour avec un tracteur de 180 ch. » Pour la technologie, ici pas d’électronique. Un détecteur de métaux est présent et pour l’affutage il faut descendre et déplacer la pierre manuellement. Cela reste rustique.

La Cuma pense renouveler son ensileuse trainée. « Nous nous sommes renseignés sur le prix de la machine présentée par Jeulin. C’est le double de la nôtre mais elle est aussi beaucoup plus puissante. » La cuma repartira certainement avec la même marque, « on n’a pas le choix. »

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com

Dossier exclusif

En savoir plus
Sélectionner deux matériels de la même famille pour les comparer