Un surcoût de 4 €/h en renouvelant son tracteur plus rapidement

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Un surcoût de 4 €/h en renouvelant son tracteur plus rapidement

Le renouvellement tous les trois ans d'un tracteur de la cuma engendre un surcoût sur le long terme. (©Entraid)

Si c’est une évidence que le renouvellement rapide d’un tracteur représente un surcoût, il est utile de le chiffrer et de l’analyser. La rédaction d’Entraid l’a fait pour vous.

Trois ans. La date fatidique du renouvellement du tracteur. En effet, à plus de 700 heures de travail par an, avec de multiples chauffeurs, le tracteur peut commencer à vieillir. Des frais sont alors à prévoir, comme le changement des pneus. Tandis que la garantie et les forfaits d’entretien touchent à leur fin. Le point sur le renouvellement d’un tracteur agricole.

Renouvellement du tracteur, un surcoût au long terme

Par confort, les adhérents peuvent avoir tendance à changer de tracteur en prenant en compte le surcoût d’une telle stratégie. Dans notre exemple, il est estimé à 4 €/h en moyenne sur une période de 12 ans. Pendant les six premières années, le coût semble à peu près identique, même en faveur d’un renouvellement rapide. Toutefois, dans ce dernier cas, le groupe accumule un report d’emprunt qui finit par peser sur les charges.

Par ailleurs, les frais d’entretien plus élevés pour un renouvellement long ne compensent pas les frais financiers d’un rythme plus soutenu. Et ce, malgré qu’en trois ans supplémentaires le coût d’entretien ait plus que doublé.

Valeur de décote

Il faut prendre toutes les données économiques en compte pour affiner le plus possible sa stratégie et ses choix. En effet, à l’issue de la période, le groupe bénéficie d’un tracteur ayant encore une bonne valeur malgré sa décote. Mais le capital restant dû est aussi très important. Cependant, il peut être recouvert grâce à la revente du tracteur.

Le crédit d’impôts, un bonus pour les utilisateurs

Quatre adhérents se partagent un tracteur qui travaille 700 heures par an. Ce dernier est renouvelé tous les trois ans, fin de la garantie de celui-ci. Ils ne sont engagés que pour ce matériel et souhaitent profiter des 30 % d’abattement fiscal réservés aux cuma. Le coût d’utilisation du tracteur est de 37 €/h.

Le premier adhérent utilise le tracteur à raison de 200 heures par an, soit un coût annuel de 7 400 euros. Il pourra déduire 30 % de sa facture, soit 2 220 € de son montant des impôts. Habituellement, il n’en paye pas, il pourra alors se voir verser cette somme. Le second, qui utilise le tracteur 150 heures chaque année, a un coût d’utilisation de 5 550 € et se voit déduire 1 665 €.

Le troisième, qui l’emprunte 300 heures chaque année, reçoit une facture de 11 100 €. S’il veut déduire 30 % du montant de sa facture de la cuma, cela représente 3 300 €. Or, le plafond est fixé à 3 000 €. Il pourra donc déduire ce montant-là.

Enfin, le dernier, n’utilise le tracteur que 50 heures par an, son coût est de 1 850 €. Il voit donc son montant d’impôt amputé de 555 €.

Hypothèses de calculs

Nous avons comparé deux stratégies de renouvellement : l’une longue, tous les six ans et l’autre plus courte, tous les trois ans. Nous avons imaginé une création d’activité en 2026, avec l‘achat d’un tracteur de 230 chevaux au prix de 190 000 €. Ce dernier est financé par le capital social, qui représente 10 % du montant de l’achat et d’un emprunt. Celui-ci a un taux d’intérêt de 3,9 % pour un emprunt sur 6 ans et 3,5 % pour un prêt de 5 ans. Le capital de ce dernier est remboursé lors du renouvellement.

On estime que le tracteur travaille chaque année 700 heures et les frais d’entretien varient de 3,35 €/h pour un tracteur renouvelé tous les 3 ans, et de 8,61 €/h pour une fréquence plus longue. Chaque année, le tracteur prend une valeur de 5 %. Les calculs ont été réalisés par l’outil Cumacalc et nous vous présentons une approche “gestion”.

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :

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