Accueillir et accompagner l’apprenti(e)

Embaucher un(e) jeune en formation demande une attention toute particulière et plus poussée que pour un autre salarié, mais le jeu en vaut la chandelle, explique Frédéric Duval, animateur Emploi au sein de la Fédération des cuma de l'Union des Pays de la Loire, section Vendée.

L'apprentissage: un moyen efficace de contribuer à former des salariés compétents dans les cuma.

Frédéric Duval, animateur Emploi au sein de l’Union des cuma de l’Union des Pays de la Loire (section Vendée) explique comment se préparer à l’arrivée d’un apprenti.

Comment se préparer avant même l’arrivée de l’apprenti?

« Avant son arrivée, les missions de l’apprenti(e) doivent être réfléchies avec les salariés permanents et responsables en place.

Cette étape permettra aussi de rappeler à tout le monde qui sera garant du suivi du jeune durant tout son apprentissage.

Le tuteur n’est pas choisi au hasard. Il doit être volontaire à accompagner un jeune. La formation de tuteur est là pour l’aider dans ses missions. »

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Et ensuite?

« Les premiers jours sont primordiaux. Il faut prendre le temps de présenter la cuma à ce nouvel arrivant avec votre fonctionnement propre. Même s’il connait la cuma, il ne sait sans doute pas comment vous fonctionnez.

Le tuteur et le responsable salarié doivent faire le tour des démarches administratives liés au contrat, l’évolution des missions qui lui seront confiées, des règles de gestion des heures et aborder l’aspect sécurité au travail en expliquant le DUER (Document Unique d’Evaluation des Risques).

Il faut prendre le temps de réaliser un point précis lors de la période d’essai dès la fin du 1er mois de travail. Pour les apprentis, la rupture du contrat peut se faire dans les 45 jours du début du contrat. »

Et en routine?

« Il faut faire des points d’étapes tous les 6-8 semaines au minimum avec le tuteur au niveau du travail réalisé pour la cuma et aussi le travail réalisé au centre de formation.

L’idée est d’accompagner le jeune à évoluer. Selon les objectifs fixés en tripartie (jeune, centre de formation et tuteur), il faudra amener le jeune à découvrir les techniques du métier et lui faire acquérir l’autonomie que cela demande. »

Il est aussi nécessaire d’être réactif lorsque le jeune aura accompli ou pas une étape fixée. Que ce soit un temps pour valoriser ou motiver le jeune à se dynamiser, le tuteur doit être en mesure de réagir vite. C’est aussi dans ce contexte qu’il faudra parfois rappeler les règles de bon fonctionnement de la cuma.

Et en cas de problème?

« En cas de soucis pédagogique ou de comportement à répétition, le tuteur ne doit pas hésiter à en parler avec le formateur référent. Cette communication rapide permettra d’éviter les dérives qui sont parfois irréversibles au bout de quelques semaines.

Finaliser la fin du contrat avec l’ensemble des personnes qui l’ont accompagné. Même si la date de fin administrative est connue à l’avance, il est important d’organiser cette fin de contrat car vous venez de former peut-être un salarié qui reviendra dans 4 ou 5 ans.

La bonne ambiance que vous aurez instauré tout au long du contrat doit continuer jusqu’au dernier jour… Voir quelques mois plus tard lorsque le jeune aura réussi un autre examen. »

Contenu initialement publié dans l’Infocuma Employeurs de la Fédération régionale des cuma de l’Ouest (édition de juin 2020)

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