[Avis] Pöttinger Novacat – McHale Fusion 4 « C’était le choix à faire »

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[Avis] Pöttinger Novacat – McHale Fusion 4 « C’était le choix à faire »

Retrouvez l'avis de la cuma du Blayais sur la Pöttinger Novacat et la McHale Fusion 4

La cuma du Blayais étrenne son activité fenaison avec un groupe de fauche Pöttinger Novacat V 10000 et une presse enrubanneuse McHale Fusion 4. Elle nous explique les motivations de ses investissements, et nous donne son avis sur ces matériels après un an et demi d’utilisation.

Un groupe de fauche Pöttinger large de 10 mètres, une presse enrubanneuse Mc Hale et deux tracteurs, voilà une partie de l’arsenal de la cuma du Blayais pour attaquer la fenaison. Et pourtant, cette cuma n’a qu’un an et six adhérents. « Entre éleveurs du secteur, nous avons constaté que nous avions les mêmes besoins en termes de fenaison », relate Antoine Villepontoux, trésorier. D’abord, assurer un débit de chantier élevé. Pour composer avec les fenêtres météo aléatoires d’une part, et consacrer du temps à d’autres travaux d’autres part (élevage, diversification…). Ensuite, garantir un fourrage appétent et avec de bonnes qualités nutritionnelles. Parmi les fourrages récoltés figurent des légumineuses dont il faut préserver l’intégrité des feuilles. Les adhérents nous donnent leur avis sur la Pöttinger Novacat et la McHale Fusion 4.

Travailler vite et bien

cuma du Blayais

Alexandre Barny (président) et Antoine Villepontoux (trésorier) sont parmi les créateurs de la cuma du Blayais, avec Amélie Abrial, animatrice à la fp cuma 33-47 nous donnent leur avis sur la Avis Pöttinger Novacat et la McHale Fusion 4. (©Entraid Médias)

« Mais investir dans du matériel capable de satisfaire ce cahier des charges coûtait trop cher à l’échelle d’une exploitation, explique Antoine. Alors l’idée de créer une cuma s’est présentée comme la plus adaptée. »
La cuma du Blayais à peine créée, elle pose la « grosse blind », comme on dirait au poker : elle monte un dossier pour acquérir le groupe de fauche, le combiné de pressage et un tracteur de 220 ch. Une mise de 389 000 €. Nous reviendrons sur les détails de l’investissement plus tard.

Pour l’instant, Antoine dresse un premier bilan du matériel. Le groupe de fauche Pöttinger Novacat V 10000 comporte une faucheuse frontale et deux faucheuses latérales. La largeur de travail varie de 9 à 10 m, suivant le réglage par commande hydraulique. Derrière les lamiers prennent place des conditionneurs à fléaux et des tapis.

Avis sur la Pöttinger Novacat et la McHale Fusion 4 en vidéo

Trois opérations en un passage à presque 10 ha/h

« Nous avons pris la dimension maximale, pour maximiser le débit de chantier, pose Antoine Villepontoux. Nous voulons faucher le plus vite possible, pour ne pas se gêner entre adhérents. »

La mutualisation de l’achat a permis d’opter directement pour la grande cavalerie. Un tracteur de 220 ch emmène le Novacat V 10000 à 12 km/h. Soit près de 10 ha/h si on tient compte des manœuvres. « Non seulement le débit de chantier est au rendez-vous, mais la qualité du travail est très satisfaisante, complète-t-il. L’ensemble fauche, préfane et andaine en un seul passage. Les bêtes apprécient aussi, j’ai moins de refus dans l’auge. »

groupe de fauche Pöttinger Novacat V 10000

Le chauffeur fauche à 12 km/h avec le groupe de fauche large de 10 m. (©Entraid Médias)

Fauche à plat ou andainée

Les tapis peuvent s’escamoter, pour une fauche à plat. En revanche, les conditionneurs ne sont pas débrayables. « Ce n’est pas problématique pour le groupe, justifie Antoine. Les situations où nous ne voudrions pas les utiliser sont peu fréquentes. »

La Cuma a préféré des conditionneurs à fléaux pour traiter les graminées. L’effet sur les légumineuses est jugé acceptable. Après un peu plus d’une campagne, le seul bémol que relève l’éleveur concerne le gabarit. « Surtout dans les coins et dans les entrées de champs. Une habitude à prendre ! ».

groupe de fauche avis Avis Pöttinger Novacat et McHale Fusion 4

Les conditionneurs du groupe de fauche ne se débraient ni ne s’escamotent. La cuma compose avec. (©Entraid Médias)

La presse enrubanneuse fait gagner du temps

La presse enrubanneuse McHale Fusion 4 constitue l’autre attraction du parc de la cuma du Blayais. Elle possède un ameneur rotatif à 25 couteaux. « Dans l’absolu, c’est un investissement lourd, admet Antoine. Mais tout bien pesé, cette machine nous fait gagner du temps et évite des charges. »

La cuma apprécie le fait qu’un seul tracteur et son chauffeur réalisent le pressage et l’enrubannage dans le même passage.

Avis presse enrubanneuse Mc Hale Fusion 4

La cuma du Blayais apprécie le débit de chantier de sa presse enrubanneuse Mc Hale Fusion 4. (©Entraid Médias)

« Nous apprécions son débit de chantier. Idem pour la qualité du fourrage, qu’il soit simplement pressé ou enrubanné, note Antoine. Toutefois, il manque une vingtaine de chevaux pour que notre tracteur de 115 ch la tracte et l’entraîne sans être limitant. » La McHale participe aussi au pressage de la paille en été.

Les 115 ch du tracteur à la besogne

Côté tracteurs, l’investissement initial comprenait un John Deere 6M 220. Un 6M 115 a bientôt complété le parc de la cuma.

Pourquoi des « 6M » plutôt que des « 6R » ? « Pour la simplicité de conduite, explique Antoine Villepontoux. Ces tracteurs passent entre les mains de plusieurs adhérents, il faut qu’ils puissent les mener facilement. D’où le choix de tracteurs faciles à prendre en main. »

Des chauffeurs dédiés pour le groupe de fauche et la presse enrubanneuse

Pour le reste de sa chaîne de fenaison, la cuma du Blayais dispose d’une presse à balle ronde à chambre variable, d’une faneuse et d’un andaineur. Le dimensionnement est cohérent. « A parc constant, nous pouvons accueillir deux adhérents supplémentaires », estime Antoine.

Pour la conduite, des chauffeurs formés et attitrés mènent le groupe de fauche et le combiné. L’organisation des chantiers passe par des échanges téléphoniques et TimeTree, une application de partage de calendrier.

Emprunts sur 7 ans

On a parlé grosse blind, mais ça donne quoi à la fin de la partie ? « Nous aurons de la visibilité sur les prix de revient en octobre prochain, admet le trésorier, en fin d’exercice. » Les engagements sont respectés, et l’activité décolle : 3000 bottes en 2025, 5000 prévues en 2026. L’investissement s’élève à 389 000 €, dont 188 000 € pour le tracteur de 220 ch, 96 000 € pour le groupe de fauche et 105 000 € pour la presse enrubanneuse.

La cuma a reçu 60 000 € d’aides au titre du PCAE – investissements collectifs cuma, qui cumule des fonds européens et de la Région Nouvelle Aquitaine. Le tracteur de 115 ch a fait l’objet d’un achat séparé.

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