Thibaut : « Le combiné Claas Rollant Uniwrap 455 tourne 11 mois sur 12 »

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Thibaut : « Le combiné Claas Rollant Uniwrap 455 tourne 11 mois sur 12 »

Le Rollant Uniwrap 455 facilite les récoltes herbagères des adhérents de la cuma normande (©Cuma des Vallons du Douet).

Le combiné presse-enrubanneuse Claas Rollant 455 Uniwrap de la cuma des Vallons du Douet, au Pré-d'Auge dans le Calvados, entame sa troisième campagne. La coopérative a atteint ses objectifs de rationaliser ses chantiers d’enrubannage et de préserver sa presse à balles rondes, sans pour autant que le coût de production ne change trop.

Avec l’arrivée du combiné Claas Rollant Uniwrap 455, le round baler est toujours en service à la cuma des Vallons du Douet, en Normandie.  Et il le doit au changement de méthode d’enrubannage. « Nous l’aurions déjà renouvelé si nous n’avions pas acheté le combiné », confirme le président Arnaud Grière. Prolonger la durée de détention du round baler était en effet un des objectifs qui a motivé la cuma à investir dans un outil d’enrubannage spécialisé. À la coopérative, qui compte une centaine d’adhérents, c’est donc désormais le combiné Claas Rollant 455 Uniwrap qui presse le fourrage vert. La cuma avait déjà la traction et ses conducteurs. Sur le plan de la puissance, « un 155 ch suffirait », indique Thibaut Lesuffleur, salarié. Mais pour une question de largeur de la chape d’attelage, « nous l’utilisons avec un John Deere 195R », précise-t-il.

Le combiné presse-enrubanneuse Claas Rollant Uniwrap 455 produit 7 000 bottes par an

C’est en 2024 que la cuma des Vallons du Douet a donc investi 98 500 € afin de rationaliser la lourdeur des chantiers d’enrubannage, « sachant qu’il se faisait tout de même un peu de ce fourrage », se souvient Arnaud Grière. Un euphémisme puisqu’à l’époque, l’activité annuelle de la presse à balles rondes atteignait les 10 000 unités, contre 3 000 désormais.

Coût du chantier d'enrubannage à la cuma des Vallons du Douet.

Coût du chantier d’enrubannage à la cuma des Vallons du Douet. (©Entraid)

En charge de l’organisation des plannings à la cuma normande, Thibaut Lesuffleur constate tous les avantages ce changement : « Tout d’abord, cela libère un tracteur et un chauffeur pour répondre à d’autres sollicitations pendant ce temps. C’est ensuite un gain évident en débit de chantier. »

Le chauffeur y ajoute la sécurisation de la qualité d’exécution. Sur le chantier décomposé, « il y avait parfois un risque que les balles se déforment si nous les laissions trop de temps avant d’enrubanner », se rappelle-t-il.

Travail plus prompt et de meilleure qualité

En revanche, la presse enrubanneuse est « une machine qui nécessite un entretien relativement lourd », poursuit Thibaut Lesuffleur.

Arnaud Grière complète : « Ce n’est pas non plus un matériel qui s’envisagerait en dehors d’un service en prestation complète. »

Organisation avec le combiné d'enrubbannage Claas Rollant 455 Uniwrap

L’ensemble d’enrubannage dispose d’une autonomie d’une journée complète en filets et film (©Entraid).

En rejoignant Le Pré-d’Auge, le combipresse Claas complète un parc de matériels de récolte fourragère particulièrement riche. Il compte notamment une presse à balles parallélépipédiques et une ensileuse « qui fait déjà presque 1 000 ha/an », souligne le président.

Ce dernier considère peu problématique la potentielle concurrence du nouveau matériel, qui n’ira pas non plus pour toutes les cultures. « Nous l’avons essayé sur du méteil. Cela n’a pas été concluant au niveau de la coupe. Le fourrage, en particulier la féverole, ne montait pas de façon idéale par rapport aux couteaux, précise Thibaut Lesuffleur. Mieux vaut laisser ça à l’ensileuse ! »

Complémentarité dans le parc de la cuma

Autrement, les adhérents semblent plutôt satisfaits de la coupe et du pressage avec la chambre fixe, rapportent les représentants. « Tout le monde continue ! »

En sécurité sur l’année de mise en route du combiné, la cuma avait d’ailleurs conservé son enrubanneuse Kuhn.

Résultat : zéro balle empaquetée. L’ancien matériel est parti.

Claas Rollant 455 Uniwrap : entre 6,50 € et 11,50 € par balle enrubannée

Le tarif de base de l’enrubannage en service complet à la cuma s’élève à 6,50 €/botte. « En fin de compte, le coût du chantier actuel est comparable par rapport à l’ancienne méthode », analysent les témoins. En effet, le round baler en prestation se facture ici 3,70 €/botte, tandis que le coût (1,50 €/botte) pour l’enrubanneuse n’intégrait ni le tracteur, ni le carburant, ni la main-d’œuvre de ce second ensemble.

Le rythme de l’activité s’élève aujourd’hui à 7 000 balles par an. Le volume réel moyen est donc bien au-delà des 4 300 bottes annuelles que mentionnait le prévisionnel. Il est aussi supérieur au seuil à atteindre pour un bon équilibre de l’activité que le président situe aux alentours de 6 000 balles par an.

La récolte fourragère s’étale sur l’année

« On s’en sert onze mois sur douze », enchérit Thibaut Lesuffleur, constatant que la demande des éleveurs pour de la récolte fourragère s’étale toujours plus sur l’année.

Dans sa campagne lexovienne, l’Uniwrap roule ainsi essentiellement de l’herbe (y compris issue de culture dérobée) et de la luzerne. « Dans des belles parcelles de luzerne on peut aller jusqu’à 50 ou 60 balles par heure », s’emballe le chauffeur. Il se dit satisfait de la machine choisie à la base pour le diamètre des balles (135 cm) un peu supérieur à ce que proposaient les devis concurrents.

Claas Rollant 455 Uniwrap : options hachage et film

« Nous n’avons pas pris d’options particulières comme l’applicateur de conservateur. Il n’y a que ce qui est quasiment automatique sur ces matériels. » Par exemple, la caméra qui surveille la zone arrière du combiné ou la ligne de couteaux en aval du pick-up. Lorsque l’éleveur choisit de les activer pour conditionner un fourrage haché, le coût unitaire augmente d’un euro.

Et depuis l’an dernier, la cuma ajoute encore 4 € pour le film qu’elle a finalement choisi de fournir. Le responsable indique tout d’abord un intérêt par rapport au tarif d’achat du film : « Nous avons besoin de 8 à 10 palettes pour l’année. Plus facile d’avoir un meilleur prix que quand les adhérents le prennent chacun de leur côté. »

Le système améliore la sécurité et le confort de travail du chauffeur.

La cuma opte pour une boule d’attelage sur flèche haute (©Entraid).

Comment libérer une journée de travail sur la saison ?

Ce nouveau fonctionnement perfectionne surtout l’organisation de l’activité. Avec un support sur le relevage avant, le convoi embarque suffisamment de consommables pour sa journée de travail. « Quand chaque adhérent fournit son plastique, cela signifie qu’il faut aller charger les rouleaux quand on arrive chez lui. Puis les décharger à la fin. Et parfois, il y avait un détour à faire. Sur l’ensemble de la saison, on doit bien gagner une journée de boulot », compare le salarié chargé d’enregistrer les demandes et d’agencer les plannings.

Train roulant, simple ou double ?

La cuma du Calvados opte pour le combiné d'enrubannage

Le président de la cuma des Vallons du Douet, Arnaud Grière et Thibaut Lesuffleur, salarié (©Entraid).

L’avis de Thibaut Lesuffleur, salarié de la cuma des Vallons du Douet (Le pré-d’Auge, 14). « Au départ, je penchais plutôt pour un combiné double essieu. En fin de compte, nous avons pris un essieu simple et c’est plutôt ce que je conseille. Au champ, mieux vaut avoir ces deux grandes roues que quatre plus petites et moins larges. De plus, en conditions un peu humides, le phénomène de ripage avec le double essieu dégraderait plus le terrain. Certes, le simple essieu a l’inconvénient de la moindre stabilité sur la route. Mais sur cette phase, la boule d’attelage sur une flèche haute apporte vraiment un gain de confort et sécurité à cet ensemble. »

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