Le climat de travail gagne en sérénité

Le recrutement d’un salarié est souvent une tâche aussi importante que compliquée. Alors qu’elle devait passer par là, chaque année, pour attirer un saisonnier, une cuma située à Plessala a finalement opté pour une autre solution, cohérente avec le besoin d’adhérents. Elle a embauché en CDI.

Alexandre Le Houerou est salarié permanent de la cuma des Forêts à Plessala. Il intervient aussi dans les élevages des adhérents du groupement d'employeurs de la cuma, dont celui du président Dominique Moy.

Les cuma, comme les exploitations, rencontrent des difficultés lorsqu’elles recherchent des salariés compétents et polyvalents. La cuma des Forêts y était confrontée chaque année lors du recrutement de son saisonnier pour la réalisation des chantiers de moisson et d’ensilage du maïs et de l’herbe. C’est donc pour améliorer la gestion de ces chantiers que la question d’embaucher en cuma un salarié en CDI a commencé à germer dans le groupe de Plessala. Sur 1607h, soit le volume d’activité d’un salarié en CDI, un millier pouvait être effectué à la cuma des Forêts. Il a donc été nécessaire de créer un groupe au sein de la coopérative. Il est constitué d’adhérents intéressés pour compléter l’équipe avec leur propre entreprise.

Un complément de main-d’œuvre

Sur les six exploitations intéressées, trois structures se sont engagées. Cinq ans après l’embauche du premier permanent de la cuma, elles ne le regrettent pas. Elles constatent ainsi la parfaite intégration d’Alexandre Le Houerou dans leur cuma. Titulaire d’un BEP agricole, complété d’un CS mécanique qu’il a obtenu à la Mfr de Loudéac, son expérience et sa motivation ont permis à Alexandre de s’adapter à la flexibilité qui lui est demandée.

Pour la cuma, il réalise tous les travaux de récolte et assure l’entretien du matériel. Mais Alexandre Le Houerou apprécie aussi de varier ses activités en effectuant les travaux des sols pour les trois exploitations, ainsi que des interventions en élevage auprès des animaux, voire des remplacements de vacances. Si la cuma reste prioritaire dans son planning, il organise son temps entre les exploitations et la moisson. Pour l’ensilage, un adhérent gère le planning et deux saisonniers viennent compléter l’équipe.

La cuma ressent de nombreux avantages avec ce fonctionnement par rapport à ce qu’elle connaissait auparavant. Il y a désormais la tranquillité d’avoir toujours le même chauffeur sur ses automoteurs. Et elle constate également de réelles économies sur l’entretien de son matériel et sur le temps passé à recruter tous les ans.

Le climat de travail gagne en sérénité

Pour les exploitants chez lesquels il intervient, le premier avantage essentiel est lié au climat de confiance. Alexandre Le Houerou connaît les exploitations. Accessoirement, «le travail est fait en double quand il est là. Nous sommes occupés à des postes différents donc nous avançons plus vite». Pour Alexandre, la variété des travaux fait qu’il ne s’installe pas dans une routine. Il apprécie l’autonomie et la confiance dont il bénéficie au sein de la cuma.

Un plus non négligeable dans l’histoire, Alexandre Le Houerou s’est installé avec sa famille sur la commune et il s’investit dans la vie de celle-ci. Il est par exemple devenu pompier volontaire. S’il devait se prononcer sur une évolution de son quotidien professionnel qu’il envisagerait d’un bon œil, ce serait d’avoir le soutien d’un collègue lors de l’entretien des machines nécessitant la manipulation de grosses pièces.

A lire également sur le thème «embaucher en cuma»: Répondre au manque de main d’oeuvre.

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