Gel, vigilance jusque mi-avril

Partager sur

Gel, vigilance jusque mi-avril

Fin mars 2026, les vignes et vergers de France ont eu un coup de gel. Il est encore trop tôt pour constater les dégâts.

L'épisode de gel de la fin mars a rappelé à chaque agriculteur que le printemps n'est pas encore installé et qu'il faut rester vigilent encore quelques semaines.

Les dernières nuits de mars 2026 des arboriculteurs et viticulteurs n’ont pas été très sereines. Comme annoncés et prévus par les modèles météorologiques, les températures sont passées sous la barre des zéros. « Tout le moitié de la France a pris un petit coup de gel, déplore Emmanuel Buisson, directeur produits et innovations chez Weenat. Ce sont les vergers et les vignes du Grand Est, de la Bourgogne et dans une moindre mesure du Médoc et du Centre Pays de la Loire qui ont le plus souffert. Avec des températures atteignant jusqu’à -6 degrés. » Plus d’infos sur l’arrivée du gel au printemps 2026.

Coup de gel au printemps 2026

Des températures négatives mais avec un ressenti par la plante encore plus froid. « Avec le modèle Arum, on retire deux degrés aux températures annoncées pour connaître la température réelle, estime Emmanuel Buisson. Car celle prévu est celle sous abris. » C’était le cas fin mars 2026 avec un froid radiatif. « Le vent, l’absence de nébulosité ont provoqué un refroidissement nocturne de l’atmosphère, explique le directeur. Le tout dans une atmosphère fraiche encouragée par un flux de nord, nord-est. » Glacial !

S’il est encore trop tôt pour constater les dégâts, une chose est sûre, les agriculteurs de ces régions ont dû veiller au grain. « Certains ont pu protéger leurs cultures, d’autres non, annonce le directeur. En revanche, le modèle Arum et Icon ont été relativement bons dans leurs prédictions. » Seul bémol avec quelques imprécisions dans les zones du Médoc notamment et lors d’une nuit.

Vigilance ces prochaines nuits encore

Une protection nécessaire dans un contexte de temps doux voire chaud en février et début mars 2026. « La végétation a bien repris, fit remarquer Emmanuel Buisson. D’autant que le froid de décembre 2025, suivi d’un temps doux a laissé penser à la plante que l’hiver était terminé.  » Résultat, les plantes ont environ trois semaines d’avance sur leur état de végétation. Le gel a donc pu détruire les fleurs et les bourgeons des arbres fruitiers et vignes.

Cependant, il ne faut pas relâcher les efforts. La vigilance est de mise encore jusque mi-avril, les nuits sont encore annoncées fraîches. Surtout dans le grand quart Nord-Est. La façade atlantique profite encore des flux océaniques et c’est déjà le printemps dans le sud de la vallée du Rhône. « Par contre, je crains que le temps ne change du tout au tout vers le 15 avril, avec des modèles qui prévoient un temps sec et chaud dans quasiment toute la France », expose le directeur de Weenat.

Flexibilité et adaptabilité

Ce sont des phénomènes qui ne sont plus épisodiques. « Avant, il y avait des épisodes de gel tous les 5 à 10 ans, maintenant c’est tous les 3 à 5 ans, indique Emmanuel Buisson. Cela demande de l’adaptabilité et de la flexibilité de la part des arboriculteurs et viticulteurs. »

D’autant que les gelées sont plus destructrices qu’auparavant car les stades phénologiques sont davantage avancés.

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :

Aides à l'achat de matériels agricoles en 2026

Informez-vous
Sélectionner deux matériels de la même famille pour les comparer