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Du maïs grain humide en boudin

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Du maïs grain humide en boudin

Philippe Chadourne au boudinage.

Dans les coteaux non irrigués de Saint Michel-de-Villadeix, les éleveurs de la cuma du Caudeau ont opté pour des rations riches en énergie et cellulose. Tel Philippe Chadourne qui a choisi le « boudinage » de maïs grain.

La cuma du Caudeau a fait l’acquisition, voici quelques années, d’une boudineuse. Le principe est de récolter le maïs à environ 30% d’humidité. Après avoir été aplati, le grain est propulsé dans un boudin de plastique où, bien tassé, il se conserve comme un ensilage traditionnel. Il est ensuite consommé par les animaux, à raison d’1 à 2 kg incorporés dans la ration élaborée dans la mélangeuse, avec du foin, de l’ensilage d’herbe et du maïs.

Cette technique s’applique également aux céréales mais, pour Philippe, le résultat est moins concluant: «Je trouve ce produit moins intéressant que le maïs, il est moins bien assimilé, un peu moins digestible, car tous les grains ne sont pas attaqués par la machine». Toujours en recherche de plus d’autonomie alimentaire, il poursuit: «Il me manque un peu de surface pour être totalement autonome.» L’année dernière, Philippe a essayé d’implanter du méteil dans la luzerne. «Le résultat sur la première coupe était intéressant. Le volume et la qualité étaient au rendez-vous. De plus, cela bloque l’envahissement de la luzerne par de mauvaises herbes.»

Il a cependant choisi de ne pas renouveler cette formule car, «avec le méteil, je suis obligé de récolter la luzerne avec un petit décalage qui risquerait de me faire perdre une coupe.»

Moins de travail

L’option boudinage permet de tendre vers l’autonomie alimentaire. «Sans avoir des chiffres exacts en tête, malgré les coûts de mise en culture et de récolte, les achats complémentaires incontournables demeurent plus onéreux.» Autre avantage du boudin, il n’y a pas d’investissement dans l’achat d’une cellule et donc moins de travail car il n’y a ni nettoyage ni désinfection. «Le coût de 15,40 € au mètre linéaire, plastique compris, m’incite plutôt à en faire davantage sous cette forme. Une légère pulvérisation de conservateur avant la mise en boudin en garantit la bonne conservation, donc la qualité», termine-t-il.

Certains éleveurs de bovins laitiers comme Philippe apportent une grande partie de l’énergie sous cette forme, dans des rations riches en fourrages fibreux.


Vous pouvez également télécharger en version numérique ce numéro spécial départemental Dordogne paru en novembre 2017.