Laurent, prothésiste dentaire, agriculteur et trésorier de cuma

Laurent Estang cumule les emplois de prothésiste dentaire et d’agriculteur, près d’Auch dans le Gers. Un choix motivé par le souhait de préserver le patrimoine familial, qui s’est matérialisé par la reprise de ses études, une organisation millimétrée et de longues journées.

Plusieurs vies pour cet agriculteur du Gers.

8H00 Certains jours, je passe avant d’aller au travail à la coopérative Val de Gascogne pour récupérer des produits ou discuter avec les techniciens. Ils le savent car en général, je les ai prévenus la veille par téléphone.

8H30 Je reprends la route pour entamer ma journée de travail en tant que prothésiste dentaire. Je travaille au laboratoire Stad, près de l’hippodrome à Auch. Entre l’exploitation, mon travail salarié et le reste des structures, je travaille dans un périmètre réduit, ce qui me permet de tout faire. J’ai aussi créé cette configuration, je vis avec ma famille sur l’exploitation par exemple pour pouvoir tout faire.

9H00 Je suis à mon poste. Le laboratoire Stad a investi en 2011 dans des machines de haute technologie. Ce travail a évolué et se réalise maintenant avec des matériaux high-tech et des machines de haute précision.

12H00 La pause déjeuner, qui a souvent lieu au restaurant le Mundials.

13H00 Je gère les aspects administratifs de mon exploitation et de la cuma entre midi et deux. C’est peut-être le plus compliqué.

13H30 Je sais qu’à cette heure, je peux déposer des papiers à la fdcuma du Gers, où m’attend Martine, la secrétaire. Elle connaît ma situation de double-actif. Après, je repars au travail, en direction de l’hippodrome. La technologie Bluetooth me permet de téléphoner en voiture, ce qui facilite les contacts avec les administrations ou les adhérents de la cuma, pour réserver le matériel par exemple. Il y a 15 ans, ça aurait été plus dur mais maintenant, mails, SMS et téléphonie mobile me facilitent bien la vie.

14H00 Je suis de retour à mon poste. Je travaillais auparavant sur 4 jours, mais le temps de travail a été réorganisé sur 5 jours depuis peu. Cela m’a demandé un peu d’adaptation.

18H00 Après le travail, il m’arrive de monter sur le tracteur. J’utilise le matériel de la cuma le soir et le week-end à ces moments pour ne pas « bloquer » le matériel. Les adhérents le comprennent. D’autant plus qu’il y a un autre double-actif parmi eux : il est technicien à la coopérative.

Samedi matin : la banque est ouverte, j’en profite.
Le reste du week-end est dédié aux opérations culturales. Je travaille avec le matériel de la cuma en priorité, de manière à le laisser disponible pour les autres adhérents en semaine.
Exceptionnellement, je prends une demi-journée ou une journée complète pour la déclaration PAC.
En fin d’année, je fais la facturation de la cuma, ce qui me prend un peu de temps.

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