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Le maraîchage s’enracine à la cuma de l’Arize

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Le maraîchage s’enracine à la cuma de l’Arize

Traction animale et mécanique fonctionnent en complémentarité pour ce groupe d'agriculteurs au sein de la cuma de l'Arize.

La mutualisation du matériel en cuma présente de nombreux avantages en maraîchage. En Ariège, la cuma de l’Arize, qui regroupe 19 fermes en polyculture élevage, a fait le choix d'accueillir un groupe de 9 maraîchers en 2022. En vidéo, le groupe explique pourquoi.

La mutualisation des moyens de production (matériels, main-d’œuvre, outils de transformation, …) présente un fort intérêt en maraîchage. Elle permet, notamment, de faire face à la pénibilité des travaux. Elle offre aussi la possibilité à des maraîchers de s’équiper, malgré des capacités d’investissement souvent restreintes.

Forte pénibilité en maraîchage

En 2022, la cuma de l’Arize en Ariège a fait le choix d’accueillir un nouveau groupe de neuf adhérents maraîchers, éleveurs et arboriculteurs. Ce groupe a acheté un petit tracteur au sein de la cuma.

Les installations en maraîchage se multiplient en Occitanie. Confrontés à une forte pénibilité des travaux, les maraîchers se retrouvent parfois en difficulté. La mutualisation des moyens de production (matériels, main d’œuvre, outils de transformation, …) a donc tout son intérêt.

Une organisation collective permet également de croiser les expériences et de favoriser les échanges. Elle rend aussi possible des systèmes agricoles résilients et performants. Malheureusement, les maraîchers et petites exploitations « hors-cadre familial » connaissent assez peu les cuma.

Pérenniser les exploitations de maraîchage

C’est la raison pour laquelle, le réseau des cuma d’Occitanie a voulu se mobiliser pour identifier leurs besoins et y répondre. L’objectif est tout d’abord de rendre les exploitations plus rentables, pérennes et d’y faciliter le travail.

A ce titre, la fédération régionale des cuma d’Occitanie, en partenariat des fédérations de l’Ariège Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées et du Tarn, ont répondu à l’appel à projet « Pour une transition agroécologique par l’échange et le partage » de la Fondation Daniel et Nina Carasso en 2021.

L’objectif est de tisser des liens entre les maraîchers et les cuma « historiques ». Les actions qui seront déployées à partir de 2022 jusqu’en 2024 viseront donc à :

  • créer du lien/échanges/synergies entre collectifs de maraîchers et cuma, deux sociologies agricoles encore peu connectées,
  • acquérir et diffuser des références sur les projets collectifs en maraîchage : mécanisation et emploi partagés, pratiques d’agroécologie, etc.
  • communiquer sur les initiatives collectives auprès des maraîchers, cuma, partenaires, collectivités territoriales.

Voyage d’étude en Gironde

Durant cette première année de projet, les équipes d’animation du réseau des cuma d’Occitanie ont rencontré des cuma, des maraîchers, des groupements de producteurs, des espaces test… Des activités et des cuma maraîchage se sont créées, et le modèle collectif interroge beaucoup.

Le  témoignage de la cuma de l’Arize a été recueilli pour  communiquer sur l’intérêt de la mutualisation du matériel en cuma pour le maraîchage.

Dès le mois de février 2023, la frcuma Occitanie  propose un voyage d’étude aux maraîchers et groupes intéressés pour aller échanger avec une cuma de Gironde, la cuma de Barie. Cette dernière ayant accueilli des maraîchers.

L’objectif est de comprendre leur organisation et fonctionnement au quotidien.

Une action réalisée dans le cadre de l’appel à projet « Pour une transition agroécologique par l’échange et le partage » de la Fondation Daniel et Nina Carasso et également soutenue par l’Agence de l’eau Adour Garonne.

Pour plus d’informations, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :

En résumé

Peut-on partager du matériel en maraîchage?

Oui, la mutualisation des matériels, et au-delà, des moyens de production (main d’œuvre, outils de transformation, …) présente un fort intérêt en maraîchage. Notamment pour faire face à la pénibilité des travaux. Mais aussi pour permettre à des maraîchers, dotés de capacités d’investissement souvent restreintes, de s’équiper.