[Moissons 2026] En Occitanie : « plutôt une bonne surprise »

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[Moissons 2026] En Occitanie : « plutôt une bonne surprise »

La moissonneuse-batteuse de la cuma du Fousseret en Haute-Garonne. (© JP Bernat)

Certes, il y a de l'hétérogénéité. Et la chaleur précoce en mai 2026 a fait perdre des quintaux aux cultures dans le secteur Occitanie cette année. Mais contrairement à 2025, question rendements et protéines, les premiers retours des moissons ne sont pas si mauvais.

C’est parti pour un petit voyage dans les cuma d’Occitanie qui ont démarré les moissons en ce mois de juin 2026. C’est Antoine Rolland, salarié chargé de coordonner la moisson à la cuma de Fauroux, dans le Tarn-et-Garonne, qui dégaine le premier. « sur les 900ha de céréales, on en a fait 250, avec nos trois machines Claas: une Lexion 760 Montana, une Lexion 670 Montana lève-arrière, une Tucano 420 lève-arrière. »

Moissons 2026 sous hautes températures à Fauroux dans le Tarn-et-Garonne

Pour le moment, estime Antoine Rolland, « ça va bien, mais c’est hétérogène. Au niveau des premiers blés de force dans le secteur on moissonne, et il y a de la protéine. Mais tout n’est pas encore mûr. Les rendements, ça va de 40 quintaux à 65 quintaux par hectare. Les colzas, on n’a pas fini, et les orges, ça va carrément du simple au double. »

Au niveau des conditions, « les chauffeurs sont confortables dans leurs cabines, qui sont climatisées. Personne ne demande à être remplacé ! », plaisante-t-il.

« Pour le moment, les températures annoncées tournent autour de 32 à 34 degrés. Mais la météo annonce 42 à 44 degrés pour les jours qui viennent. Dans ce cas, on arrêtera l’après-midi. Le seul problème, c’est qu’ici nos coopératives ferment à 21h. Si on ne moissonne pas l’après-midi, on ne pourra pas moissonner non plus le soir, car ils risquent d’être fermés », analyse-t-il. « Pour que cela fonctionne, il va falloir s’organiser. »

Moisson 2026 à la cuma de Montfermier, dans le Tarn-et-Garonne: début prometteurs avec rendement et protéines

moisson 2026 en occitanie

Les moissons 2026 en Occitanie sous de fortes chaleurs. (©Entraid/Archives)

À la cuma de Montfermier, toujours dans le Tarn-et-Garonne, le président, Franck Madelin indique que l’adhérent qui conduit une Claas Lexion 620, a commencé à récolter la moitié d’une soixantaine d’hectares d’orges depuis la mi-juin, avec son voisin. « C’est sec, les tiges sont bien droites, ça avance comme dans du blé! »

Pour ses propres surfaces, il est relativement soulagé: « on a fait 68 ou 69 de PS, avec des rendement pour le moment à 60 quintaux. Demain on va poursuivre sur un autre site, ça sera peut-être moins bien. Après, on est contents pour le moment, avec ces bons poids spécifiques. Au vu du temps qu’il a fait, de la chaleur en mai, on se dit qu’au final, 60 quintaux, on ne les fait pas tout le temps ici. On est habituellement plutôt autour de 50 ou 55. »

« Par contre, on n’a pas de paille, elles sont très brisées, très pilées. ça va un peu mieux quand on ramasse la nuit, mais globalement, elles sont cuites par la chaleur. »

Très bons PS sur blé à la cuma de Barcelonne du Gers

À la cuma de Barcelonne du Gers, ce sont davantage les cultures d’été qui occupent la moissonneuse-batteuse. Mais sur les 30 hectares d’orge et 20 de blé déjà récoltés cette année, Jean-Pierre Laffite, le président, va droit au but: « On a fait un peu de blé mardi à 50 quintaux. Par contre, ils ont un très bon PS : on a une remorque à 78 et une à 80. c’est pas souvent ici! »

« On a fini les orges hier (le 18 juin 2026, ndlr) », poursuit-il. « Là, c’est très moyen, 50 quintaux, sans retour qualitatif pour le moment. »

« Les conditions de récolte sont bonnes pour le salarié de la cuma qui conduit une New Holland CR7.90. « On la souffle pas mal, pour éviter le feu. »

À Sainte-Araille, en Haute-Garonne, « la qualité est là, mais il manque des quintaux »

Moisson 2026

« Avec le coup de chaleur de mai, on a perdu entre 10 et 15 quintaux », indique un agriculture en Occitanie en juin 2026 . (©Entraid/Archives)

À la cuma de Sainte-Araille, en Haute-Garonne, ce sont les adhérents qui conduisent les deux machines en attendant la livraison à la fin de l’été d’une New Holland CR 88 Everest, qui les remplacera. Ils récoltent toute la journée de 9 heures du matin à une heure après minuit.

Le président Didier Dufrechou, résume : « On a commencé tranquillement sur une centaine d’hectares avec les orges d’hiver, brassicole, colza, un peu de blé dur et améliorant, » sur environ 500 hectare de céréales à paille », auxquelles il ajoute 350ha de cultures de printemps.

Son avis ? « La qualité du blé, elle y est. Mais je pense qu’il manque des quintaux. Pour les blés améliorant on a des protéines à 15 et des PS à 8 voire 82. Pour le blé dur, on a des PS moyens à bons, à 78-80, et des protéines à 15 aussi.

« Il manquerait du rendement. Je pense qu’avec le coup de chaleur de mai, on a perdu entre 10 et 15 quintaux. »

« Le colza, on n’a pas encore tout. Une adhérent a fait 33 ou 34 quintaux. La moyenne c’est entre 25 et 35, donc pour le moment, c’est pas mal ! »

Et pour les orges, c’est plutôt la déception.

A la cuma du Fousseret, en Haute-Garonne, des quintaux « saisis par la chaleur ».

Toujours en Haute-Garonne, du côté de la cuma du Fousseret, c’est un salarié du service de remplacement, fils d’un adhérent à la moissonneuse-batteuse, qui conduit.

Le président, Jean-Pierre Bernat, a bénéficié le premier de la récolte:  « j’ai des terres graveleuses, on moissonne toujours en avance par rapport aux autres, ce qui est pratique pour étaler les chantiers. Sur les 260ha à récolter,  ça va très vite cette année. On est pas embêté par l’humidité, » dit-il en en plaisantant.

« Sur 29 hectares d’orge, j’ai fait 69 quintaux par hectare, c’est bien pour l’année. L’année dernière j’étais à 60, faute de raccourcisseur ça s’était couché », indique-t-il.

« En colza, sur 32 hectares, j’ai fait 37 quintaux, je suis très content. C’est dans ma moyenne, mais l’année dernière j’ai fait 30, sans doute en raison de la météo, » précise Jean-Pierre Bernat.

« Il me reste le blé, une trentaine d’hectares, je pense que ça va être très moyen. Il était encore vert quand il a fait une semaine de chaleur. Je pense qu’il y a au moins 10 quintaux saisis par la chaleur.

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