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Emploi partagé: pensez salarié!

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Emploi partagé: pensez salarié!

Frédéric Bouyeron, Didier Teillard (au premier plan), Vincent Deschatres (second plan, à droite) et Baptiste Hartman (second plan, à gauche) les deux salariés de la cuma d'Ahun.

L’emploi partagé dans les groupes connait un réel essor. Plusieurs cuma ont déjà franchi, avec succès, cette étape, comme la cuma d’Ahun Saint-Sulpice-les-Champs, qui gère prudemment une demande croissante des besoins en main-d’oeuvre.

Mille six cent sept heures: c’est le nombre d’heures correspondant à un poste à temps plein. Avant d’embaucher Vincent Deschatres en mai 2017, un salarié à la cuma d’Ahun en CDI à temps plein, les responsables ont hésité. Avant, ils embauchaient un jeune saisonnier. Certes, il y avait du travail dans la cuma pour conduire l’ensileuse et d’autres matériels divers et entretenir tous les matériels (80 aujourd’hui !).

Mais insuffisamment pour offrir un temps plein définitif sur l’année. C’est pourquoi, il a été proposé aux adhérents de recourir au salarié de la cuma pour leurs propres exploitations afin de compléter le planning annuel. Comme dans plusieurs cuma qui ont créé un emploi, les demandes d’intervention du salarié exprimées par les exploitants dépassent au fil des ans le quota d’heures disponibles de celui-ci.

C’est ce qui s’est passé également dans la cuma d’Ahun présidée actuellement par Frédéric Bouyeron. La décision d’embauche a été prise sous le mandat de Didier Teillard, le président prédécesseur. Celui-ci est devenu aujourd’hui le référent du salarié.

Un choix difficile

Depuis septembre, un second salarié, Baptiste Hartman, est venu seconder Vincent. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la cuma n’a pas encore pris sa décision sur la suite à donner au terme du deuxième CDD de Baptiste d’une durée de six mois, après un premier de trois mois.

Une chose est sûre : les besoins de temps pour la conduite et la réparation des engins augmentent. De même que les besoins en main-d’oeuvre ponctuelle dans les exploitations. Certes, l’embauche définitive d’un deuxième salarié est un choix difficile à faire.

Le coût salarial fait hésiter un certain nombre d’exploitations qui aurait probablement besoin d’un coup de main extérieur. Mais qui hésitent à s’engager sur un nombre précis d’heures ou de jours de travail, compte tenu de l’enjeu financier. Le groupe devrait toutefois titulariser le second salarié compte-tenu du planning très chargé des travaux à venir.

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