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[anti-crise] L’alternative des coproduits

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[anti-crise] L’alternative des coproduits

Les coproduits sont en majorité issus des industries agro-alimentaires, telle que la pulpe de betterave fraîche ou surpressée utilisée directement par les éleveurs laitiers intéressés notamment pour son effet galactogène.

L’industrie agro-alimentaire génère certains déchets qui peuvent éventuellement être valorisés directement par les éleveurs en quête de solutions face au manque de fourrages.

Face aux bilans fourragers 2016 bien décevants dans certaines régions, les éleveurs cherchent des alternatives pour consolider leurs stocks. Dans un document détaillé remis à jour en août 2016, l’ADEME fait un tour complet des différentes sources d’approvisionnement en coproduits (voir le document complet).

Des produits très variés

Les coproduits utilisés pour l’alimentation des animaux d’élevage (bovins, ovins, caprins, équins) diffèrent non seulement par leur aspect mais aussi par leur valeur nutritive. «Nombre d’entre eux se caractérisent par une forte teneur en eau. Leur valorisation à un niveau local, voire régional est à privilégier» écrit Julien Thual de l’ADEME. Quelle que soit la catégorie, leur utilisation requiert des garanties de qualité, à la fois sanitaires (risques de bactéries, mycotoxines, …) et nutritionnelles. Attention: leur disponibilité est très variable sur l’année.

80% issus des IAA

Les matières issues des industries agroalimentaires représentent 80 % des disponibilités en coproduits. Leur provenance est diverse: transformation des oléagineux, industrie sucrière, filière céréalière ou laitière, coproduits de brasserie, conserverie de fruits et légumes, pomme de terre industrielle, … Parmi les exemples de coproduits utilisés en alimentation des ruminants, citons par exemple l’utilisation épisodique de pommes lorsque la récolte est excédentaire.

Des cours contrastés

Pour appréhender l’intérêt technico-économique de ces ressources alimentaires, il est nécessaire de connaître préalablement la valeur nutritive des coproduits. Leurs prix varient considérablement selon le type de «déchet», le contexte de production ou bien les volumes disponibles. Les acheteurs en alerte pourront espérer dégoter sur internet la bonne affaire. Toutefois, au prix d’achat, il faut rajouter les coûts de transport et de stockage, et éventuellement les préparations opérées sur les coproduits, telles que la déshydratation, pour les rendre plus facilement transportables ou stockables.
Dans les exemples présentés par l’ADEME, figurent le marc de pomme frais rétrocédé à 3 à 4,50€ par tonne et parfois même gratuitement, ou bien encore les feuilles et collets de betteraves pour 13 €.