Alors que le projet de fusion avec les cuma voisines a finalement été abandonné, la cuma de Caylus-Saint-Projet a fait le choix de la relance autonome. Porté par une nouvelle génération d’adhérents, le groupe réinvestit dans son matériel et multiplie les initiatives pour redynamiser la vie associative locale.
Cuma de Caylus-Saint-Projet : après l’échec de la fusion, le cap est mis sur la relance
Le projet, il y a quelques années, était de réunir les trois cuma, qui ont beaucoup d’adhérents en commun, pour réduire les frais généraux », explique Valentin Frauciel, adhérent à la cuma d’Accueil de Caylus, groupe de Saint-Projet (et sans doute futur responsable).
« Au final, nos deux voisines lotoises se sont rejointes, car c’était elles qui avaient le plus d’adhérents en commun. Mais la charge de travail pour les responsables est devenue plus conséquente, on a eu peur que ça fasse trop sur quelques personnes, et au final, ça ne s’est pas fait », décrit-il.
Du coup, les responsables de la cuma de Caylus-Saint-Projet, en plein passage de relais générationnel, ont décidé de redynamiser le groupe, car elle leur est bien utile au quotidien.
De nouveaux investissements pour relancer la dynamique
« Mais ça n’est pas simple ! Comme nous envisagions un regroupement, c’est une des cuma du Lot qui a porté les investissements les plus récents, comme une bétaillère ou un groupe de fauche. Ça nous manque. Du coup, l’année dernière, on a renouvelé la herse rotative. Aujourd’hui, nous envisageons de réinvestir dans des matériels de travail du sol, comme des disques rapides, et une pompe à sulfater. »
L’année dernière également, une journée de travail en commun a permis d’entretenir les matériels… et la dynamique de groupe. Valentin Frauciel envisage la création d’un groupe de messagerie instantanée WhatsApp. Et la mairie, qui met un hangar à disposition du groupe, prévoit un agrandissement.
Après une phase d’interrogation, la dynamique reprend bel et bien dans le secteur, bien nommé, de Saint-Projet.
Dans l’intimité de la cuma : le président se confie
Jean-Paul Estripeau, président de la cuma nous raconte son pire et son meilleur souvenir.
« Nous avons organisé pendant des années, l’été, une fête de la cuma. Avec un repas -du poulet farci !- et des démonstrations, de battage à l’ancienne, de déchique-tage de bois, de fenaison, de travail simplifié… C’était très convivial ! »
Le truc qui le chagrine
Eu égard au poids des frais généraux, nous nous sommes tournés vers les groupes voisins. Dans l’attente d’une fusion, nous avons perdu en dynamisme. Mais je suis très content qu’il y ait des reprises, j’espère que cela aide à recréer cette dynamique.
Pourquoi ça marche ?
On a un intérêt commun, et la chance d’être dans un secteur où on se connaît tous. Les liens dépassent le cadre professionnel. Il y a de l’amitié.
Au cœur de la cuma de Caylus-Saint-Projet : mode d’emploi
Au sein de la cuma de Caylus-Saint-Projet, le type d’exploitations présent est polyculture-élevage, élevage bovin allaitant en grande majorité. Concernant le bâtiment, ils en ont un mis à disposition par la mairie, qui est propriétaire. Il y a également un projet d’agrandissement.
La facturation se fait une fois par an. Pour l’engagement, c’est un projet qui est a besoin d’être retravailler et qui est actuellement en cours, notamment avec le règlement intérieur. La cuma organise environ 3-4 réunions et CA par an et envirn 70 à 80 % des adhérents particient à l’asemblée générale.
Concernant la réservation du matériel, les adhérents doivent pour l’instant contacter le président. Cette prodécure est amenée à changer dans les prochaines semaines. L’objectif est d’avoir des responsables par matériel, sachant que les adhérents sont peu nombreux et très proches.
La cuma de Caylus-Saint-Projet en chiffres
- 5 adhérents ;
- 15 000 € de chiffre d’affaires ;
- 23 matériels ;
- Principales activités : épandeur à fumier 3 200 €/ an, déchaumeur à disques 2 000 €/ an, herse rotative cultimix 1 600 €/ an.
L’avis de Margaux Poux, directrice de la fdcuma 82
Nous sommes allés à l’assemblée générale de cette cuma en pensant la dissoudre, et sommes finalement repartis avec un groupe de jeunes et une nouvelle dynamique ! Nous allons accompagner cette cuma avec un DiNA (dispositif d’accompagnement), qui permettra de proposer des actions plus poussées au groupe. Ce dernier vise à élire un bureau et à les aider dans la transmission des responsabilités. Cela passera notamment par la mise en harmonie statutaire et la rédaction d’un règlement intérieur pour donner un bon cadre de travail au futur bureau.
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