Ça fauche, ça andaine, ça presse et ça mobilise

L’alimentation des troupeaux, ça intéresse toujours et ça mobilise pleinement. Il n’y a qu’à voir les 350/400 personnes présentes ce vendredi 18 juin à la journée fenaison des cuma de l’Aveyron.

Il y avait du monde et du matériel au champ ce vendredi.

Du technique le matin sur plusieurs thématiques

Sur les cinq ateliers techniques du matin, deux retiennent particulièrement l’attention des éleveurs présents à Durenque dans l’Aveyron lors de la journée technique, organisée par la fédération des Cuma de l’Aveyron : la production d’herbe de qualité et le réchauffement climatique.

Ce n’est pourtant pas évident d’intéresser sur le réchauffement climatique, ou du moins de le glisser durant une journée technique. Mais Benoit Delmas, de la chambre d’agriculture de l’Aveyron, a réussi très habilement à captiver son auditoire et à ramener l’échange au niveau de l’exploitation agricole.

Ambiance studieuse dans les ateliers techniques durant la matinée.

En Aveyron, le réchauffement climatique est une réalité depuis quelques années déjà. En 2050, les prévisions sont assez pessimistes quant au phénomène de sécheresse et aux incidents climatiques. Benoit Delmas précise, étude à la clé, qu’un printemps sur deux sera sec à l’échelle de 2050.

Le mot sec est défini lorsque la pluie ne représente que deux tiers de l’évapotranspiration des plantes.

En Aveyron, à Rodez sur les 39 dernières années, il y a eu 4 mois secs par an. Du côté de Millau, sur la même période, c’est 5 à 6 mois c’est par an. Le changement climatique est déjà là.

Des solutions existent. Elles sont déjà mises en place par de nombreux agriculteurs. Deux axes principaux sont souvent mis en avant. La limitation des besoins du troupeau et la diversification de l’assolement. Les exemples peuvent être assez simples comme de produire de la luzerne, résistante au sec et disposant d’une meilleure valeur énergétique. Nous y reviendrons dans un prochain dossier.

De la pratique l’après-midi avec de la démonstration de fenaison

Pour aller au bout de la démarche de la production, l’après-midi de cette journée cuma a été consacrée à la récolte et la fenaison. La fauche est une étape clé, mais les andaineurs sont au centre de l’attention, notamment ceux à tapis ou à peigne. Ces derniers ont pour avantages de ne pas brasser le fourrage et de séparer les feuilles des tiges par exemple.

Certes, leur coût d’utilisation et leur prix d’achat peuvent paraître beaucoup plus important que les andaineurs à double rotor beaucoup plus classique, mais l’investissement en groupe est sans doute une des clés pour les éleveurs du secteur.

journée démonstration fenaison fdcuma aveyron

L’andaineur a tapis Roc séduit toujours autant.

A propos d’andainage : Andaineur à tapis: même à 60.000€, les coûts s’évaporent

L’après-midi, une vingtaine d’autres machines étaient aussi présentes. Et les 35 mm de pluie d’orage reçu la veille n’auront cependant pas permis aux presses à balle ronde et aux presses à haute densité de fonctionner. Cette journée semble être une belle réussite au niveau de la mobilisation et du choix de la thématique. Les témoignages se sont succédés tout au long de l’après-midi sur les choix des matériels et l’organisation nécessaire à mettre en place pour en tirer le meilleur profit.

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