ePrivacy and GPDR Cookie Consent by TermsFeed Generator

Dordogne: la cuma des Cacalous, moderne mais « à l’ancienne »!

Partager sur

Dordogne: la cuma des Cacalous, moderne mais « à l’ancienne »!

Les adhérents la cuma des Cacalous ont construit eux-mêmes cette ligne de lavage de laquelle sortent entre 60 et 80 tonnes de noix par an. Crédit: Laetitia Lemaire, Réussir le Périgord.

À la cuma des Cacalous, la solidarité et l’entraide ne sont pas des concepts. Chacun des six adhérents participe à la récolte de ses collègues. Dans la joie et la bonne humeur, à l’ancienne. Rencontre.

Du haut de ses presque 88 ans, Gaby, dit “Papou“, parcourt encore inlassablement les allées entre les noyers, à pieds et en quad. Il ramasse, il nettoie… À une époque, il secouait près de 6.000 noyers en une année. Ce qui lui valut le surnom de “branleur“. Son fils, Éric Grandchamp, sourit avec tendresse. Ici, au lieu dit Rafaillac, à Badefols d’Ans, on travaille en famille, sans refuser l’aide des générations précédentes. Ce sont elles après tout qui ont établi la mentalité sur laquelle s’est fondée la cuma des Cacalous.

«Nous avons un véritable état d’esprit familial, à l’ancienne, comme du temps où l’on faisait l’ensilage. On commençait chez mon père et on passait ensuite chez les uns et les autres, au fur et à mesure», se souvient Éric Grandchamp, aujourd’hui trésorier de la cuma.

À l’origine tous engagés dans différentes autres organisations de mutualisation de moyens, ils achètent un secoueur en copropriété. «Christian [Roulland, ndlr], le mari de Régine [la présidente de la cuma, ndlr] avait une laveuse, moi, un tapis. Naturellement, nous nous sommes mis en cuma», poursuit-il. Ils achètent en commun un tracteur, une ramasseuse, construisent une chaîne de lavage. «En tout, il y en a eu pour 250.000€ de matériel. Seuls, nous n’aurions jamais pu acquérir ça.»

Lire aussi: Eleveurs et nuciculteurs.

Repas rituel

Si tout le monde participe volontiers aux travaux des cinq autres, chacun a aussi sa spécialité: Éric Grandchamp secoue, Christian Roulland effectue le ramassage et Serge Boissieras est en poste à la station de lavage et de tri. «Nos noix sont ensuite séchées dans les fours respectifs de chacun des associés. Mais pour le reste, on procède par phases de six tonnes.»

Les trois associés produisent ainsi entre 60 et 80 tonnes de noix pour environ 40 hectares de noyers. «Nous entretenons le matériel comme si nous étions seul dessus. Et chaque année, nous nous retrouvons autour d’un repas, comme du temps des battages, pour clôturer la saison.»

«Nous sommes la seule cuma du secteur à fonctionner de cette façon», conclut Christian Roulland, avec un soupçon de fierté.

Les machines et les hommes à la cuma des Cacalous

La cuma regroupe 6 adhérents dont 3 pour la noix.

Matériels à la cuma des Cacalous:

  • Tracteur,
  • secoueur,
  • ramasseuse de noix,
  • chaîne de lavage complète.
  • Secoueur avec vibreur hydraulique latéral de marque AMB Rousset.
  • Balai avant intégré au tracteur.

«L’avantage est qu’on a le regard de côté et pas à l’arrière. Et le balai avant pousse les noix avant qu’on les écrase. Ça nous fait gagner du temps.»

Un investissement total de 40.000€.

A lire aussi: Dordogne: un projet de toaster mobile en cuma.