Exploitation agricole en difficulté: quels signaux ?

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Exploitation agricole en difficulté: quels signaux ?

Retrouvez les signaux qui peuvent alerter un agriculteur et l'aider à anticiper les difficultés.

Louis-Guillaume Rebière, du Groupe Cogedis, liste les signaux qui peuvent aider un exploitant ou un créancier "aidant" à anticiper les difficultés. Cela peut être utile pour les responsables de cuma avec leurs adhérents.

Comment un créancier « aidant » peut confirmer qu’une exploitation agricole est en difficulté ? Car les entreprises « classiques » bénéficient de systèmes d’alerte structurés, avec le recours obligatoires à un commissaire aux comptes, les comités sociaux et économiques (CSE) ou encore l’obligation de publication des comptes.

Exploitation agricole en difficulté : des particularités

À l’inverse, « les exploitants agricoles, en tant que chefs d’entreprises, ne peuvent compter que sur eux-mêmes, et leurs éventuels conseillers de gestion et consultants, » analyse Louis-Guillaume Rebière, du groupe Cogedis. « C’est à eux d’assurer la surveillance de la santé économique de leur entreprise »

Il y a bien sûr les indicateurs classiques qui donnent des indices sur une possible dégradation de la santé économique de l’entreprise :

  • La baisse des capitaux propres et la capacité d’autofinancement ;
  • La situation nette de la trésorerie ;
  • L’état du fonds de roulement ;
  • La difficulté à obtenir des emprunts ;
  • Le mal financement, c’est à dire, de passer d’emprunts de long terme à des emprunts de court terme.

Les créanciers, y compris les responsables de cuma, peuvent assurer un rôle de « créancier aidant ». Mais sans obligation de publication des comptes, il va leur falloir écouter, parler, regarder pour comprendre et anticiper les situations.

Des facteurs autres que financiers pour anticiper les difficultés des exploitations

« Les facteurs autres que financiers peuvent aider à comprendre une situation,  » décrit Louis-Guillaume Rebière.

À surveiller, selon lui, notamment :

  • Le contexte, lorsque des pans de marchés sont très impactés par des décisions politiques, des aléas climatiques ou sanitaires ;
  • La lassitude d’un exploitant agricole, qui souhaite transmettre son exploitation mais ne trouve pas de repreneur ;
  • Lorsqu’un salarié essentiel au fonctionnement de l’exploitation n’est pas remplacé ;
  • Lorsque certaines charges et intrants augmentent brutalement ;
  • En cas de conflits entre associés ;
  • Les indices de non-paiement des cotisations sociales et fiscales, et plus globalement toute modification du comportement des créanciers (refus, raccourcissement des délais…).

« Enfin », indique Louis-Guillaume Rebière, « l’état de santé et la situation familiale ont des impacts particulièrement forts dans le secteur agricole, où l’entreprise se confond avec la personne, et très souvent aussi le lieu de vie également. »

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