Houblon : “la première récolte s’est arrachée!”

Les petites brasseries locales fleurissent, mais peinent à s’approvisionner en houblon local: 80% est importé. Fanny Madrid et Anaïs Le Bouteiller sont parties de ce postulat pour créer Hopen - Terre de Houblon. Elle expérimentent aujourd'hui avec l'enseignement agricole et les cuma.

Le matériel de la cuma dans la parcelle de houblon imp;antée par Hopen - Terre de Houblon, au lycée agricole de Sainte-Livrade dans le Lot et Garonne.

Hope – Terre de Houblon est une start-up lot-et-garonnaise qui entend créer une filière, pour mettre en relations producteurs en brasseurs. Elle propose aussi de les “pelletiser” les produits pour mieux les conserver et les proposer sous une forme facilement transformable aux brasseurs.

Créée par deux jeunes entrepreneuses, Fanny Madrid et Anaïs Le Bouteiller, l’entreprise a été soutenue financièrement par la Région*. Elles ont également pu s’appuyer sur l’AgroCampus 47 pour mettre en culture une quinzaine de variétés de houblon, sur 1ha au lycée agricole de Sainte-Livrade.

Cette plante pérenne magnifique, de la famille des cannabinacées, peut pousser partout en France selon Fanny Madrid et Anaïs Le Bouteiller. Les deux entrepreneuses proposent sur leur site de choisir la variété la plus adaptée, en gardant à l’esprit que le climat aura certainement changé d’ici à deux décennies, sa durée de vie.

 

Découvrir la culture du houblon.

Une fleur de houblon.

 

Première récolte en juillet 2019… une première production chouchoutée puisqu’elle a été désherbée quasi-manuellement, et suivie agronomiquement par des étudiants de Bordeaux Sciences Agro, sourit Max Doux, directeur de la fédération départementale des cuma.

Les cuma sont parties prenantes du projet, en fournissant le matériel nécessaire notamment à la récolte. C’est Lionel Philip, président de la fédération départementale des cuma, qui a d’ailleurs été choisir les matériels en Alsace.

Trois cuma réunies en SAS

C’est la SAS Alliance cuma, constituée des cuma de Bourlens et des deux cuma de Cazideroque, qui a réalisé les investissements: tracteur, bras hydraulique, ébrousseuse, tailleuse et butteuse, bras de récolte et sa remorque, et enfin presse pour stocker le houblon une fois trié et séché. 

Montrer que la culture du houblon est mécanisée.

La première parcelle a été implantée sur un hectare au lycée agricole de Sainte-Livrade.

 

La SAS se charge aussi de louer à la demande une nacelle pour les travaux en hauteur et a mis à disposition des benne ventilées pour faire des tests de séchage.  Cela représente 60 000€ d’investissement d’occasion (sans aides). 

La SAS gère l’entretien, le suivi, et les adaptations nécessaires pour une culture encore méconnue dans ce secteur.

La partie “tri” est ensuite gérée en direct par le lycée.

Plusieurs agriculteurs du département ont aujourd’hui décidé d’implanter du houblon à petite échelle sur leurs exploitations. Le début d’une belle histoire de diversification?

 

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