Avis sur l’intercep brosses rotatives Naturagriff

Cultures Productions et énergies
naturagriff intercep brosses rotatives

La vitesse de travail avec cet outil Naturagriff peut aller jusqu'à 6 km/h.

23/11/2018 - 12:00

Quels sont les points forts et les points faibles de l'intercep Naturagriff brosses rotatives ?

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Que faut-il penser de l’intercep brosses rotatives du constructeur Naturagriff? Voici les avis d’un viticulteur utilisateur de cet outil mécanique et celui d’un pool de techniciens du réseau cuma, de l’IFV et des chambres d’agriculture.

Les caractéristiques techniques de l’outil

 

intercep brosses rotatives Naturagriff

Tableau des caractéristiques techniques de l’outil mécanique brosses rotatives : intercep Naturagriff

L’avis du technicien

Cet outil a la particularité de fonctionner avec des brosses métalliques dont la vitesse de rotation est variable. Ces brosses arrachent l’herbe sur sol dur ou permettent de travailler un sol meuble. Cette solution est efficace lorsque l’on intervient au stade plantule. Utilisées sur des adventices plus développées, les brosses réalisent un broyage grossier du couvert végétal.

Les réglages de la vitesse d’avancement, de la pression et de la vitesse de rotation des brosses doivent être adaptés en fonction de l’état de compaction du sol et du volume d’adventices présent sous le rang. Cette machine ne convient pas en cas de dévers important et sur terrain trop caillouteux. Sur des parcelles où l’enracinement de la vigne est superficiel, les brosses permettent un désherbage mécanique qui serait délicat avec des outils aratoires (lame, charrue…).

L’avis de l’utilisateur

Le viticulteur est installé au nord de Béziers (34). Il utilise l’intercep Naturagriff sur 35 ha en sols sablo-limoneux avec des galets de rivière. L’outil a été acheté en 2011 lors de la conversion en bio. Il est utilisé 3 fois par campagne entre 5 et 6 km/h dans des vignes établies et entre 2 et 3 km/h dans les plantiers. Entre deux passages d’intercep, un cadre muni de disques butteurs rechaussent la vigne à 10 km/h.

La brosse du Naturagriff tourne très lentement et son travail est complété par des lames situées en dessous. En période sèche, le travail s’est avéré très satisfaisant. «Pour ma part, j’ai opté pour l’outil Naturagriff car toutes mes jeunes vignes ont le goutte à goutte au sol et la brosse ne l’abîme pas. Si l’outil est correctement réglé et utilisé, les souches ne sont pas marquées.» Cet intercep peut aussi servir d’andaineur. Depuis deux ans, le montage de l’outil est effectué sur un châssis frontal pour réduire la pénibilité, améliorer la visibilité et réaliser du travail en combiné.

Points forts

  • Rapidité de remplacement des brosses
  • Désherbage au plus près des souches
  • Désherbage mécanique des vignes à enracinement superficiel

Points faibles

  • Poussière sur sol sec
  • Sur sol compacté, les brosses risquent de causer un développement accru des plantes à rhizomes

Cette fiche technique est issue d’un dossier technique composé de 23 fiches publié par la fédération régionale des cuma d’Occitanie pour aider les vignerons à s’orienter dans le choix des outils interceps pour le désherbage mécanique sous le rang.

L’ensemble de ces fiches est à retrouver dans le dossier technique en ligne: Comment choisir ses outils interceps de désherbage mécanique.

dossier spécial intercep choix des outils

Choisir ses outils interceps : 19 marques testées. Cliquez sur l’image pour accéder au dossier.

Ce travail est le fruit d’une collaboration entre les fédérations de cuma, les chambres d’agriculture et l’Institut Français de la Vigne et du Vin. Les membres du groupe de travail sont:

  • Loïc Pasdois, conseiller agroéquipement viticole de la chambre d’agriculture de la Gironde; Christophe Gaviglio, chargé des expérimentations sur les matériels viticoles et les alternatives au désherbage chimique sous le rang de l’Institut Français de la vigne et du vin,
  • Emmanuel Colin, conseiller agroéquipement de la fpcuma Méditerranée (Hérault, Gard, Aude, Pyrénées Orientales),
  • Raphaëlle Poissonnet, animatrice agroéquipement viticole de la fdcuma du Gers,
  • Marc-Antoine Beauvineau, animateur agroéquipement viticole de la fdcuma de Gironde,
  • Christophe Auvergne, conseiller agroéquipement viticole de la chambre d’agriculture de l’Hérault,
  • Coordination: Marie-Flore Doutreleau, chargée de mission agroéquipement et agroécologie de la frcuma Occitanie.
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