Original: séchoir mobile pour céréales

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L’achat en commun d’un séchoir mobile de céréales permettrait de répondre aux besoins d’une quinzaine d’exploitations du Cotentin en bio ou en conversion bio.

05/09/2016 - 18:00

Face à l’impossibilité de trouver un séchoir privé ou coopératif agréé bio, un groupe d’agriculteurs bio du Cotentin va acheter un séchoir mobile autonome pour sécher ses céréales.

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L’objectif des agriculteurs intéressés par ce projet est de sécher leurs maïs grain et leurs céréales pour les utiliser dans l’alimentation des animaux. Leur démarche vise à acquérir une autonomie alimentaire maximale.

Accompagné par la Fédération des cuma de Basse-Normandie, le groupe a dans un premier temps, évalué les besoins en séchage de maïs grain, de céréales et de méteil. N’ayant peu, voire pas du tout connaissance d’expériences de ce type de projet collectif dans le Grand Ouest, ils ont dû s’informer. Ils ont donc recherché des données technico-économiques pour étudier la faisabilité du projet et organisé une visite chez un particulier. Après évaluation, les volumes à sécher sont de l’ordre de 450tonnes en maïs grain, 75tonnes d’orge et 450tonnes de méteil. Cela concerne près d’une quinzaine d’agriculteurs laitiers basés dans le Cotentin.

Près de 1.000 tonnes

Par le biais de la cuma départementale Ecovaloris qui a pour rôle d’aider les groupes à innover dans de nouvelles activités, le groupe va investir dans un séchoir de 20m3. Le coût ramené à la tonne sèche (machine, fuel, tracteur) avoisinerait les 33 à 36€ pour le maïs grain (en comptant 5 à 6 h de séchage) et 14 à 18€ pour les céréales et le méteil (1 à 2 h de séchage). Précision: la durée de séchage peut varier en fonction du taux de matière sèche souhaité. A titre indicatif, le tarif pratiqué chez un prestataire privé est de l’ordre de 45 à 55€/de la tonne séchée en maïs grain.

De 3 à 5 sites

Concernant l’organisation du chantier, le groupe a fait le choix de se regrouper par secteur (entre 3 et 5 sites) pour optimiser la productivité du chantier. A la clé, moins de perte de temps dans le déplacement et la mise en place du séchoir. Un responsable a été nommé pour la gestion globale de l’activité. Et un agriculteur sera nommé pour coordonner les entrées et les sorties sur chaque site. Le groupe se laisse la possibilité à terme de faire évoluer le service en prestation complète avec un salarié qui gérerait les déplacements, la mise en place de la machine et le séchage des produits.

Nathalie Pignerol, Fédération des cuma de Basse-Normandie
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