Consumer Electric Show, ou salon de la consommation électronique, c’est le CES de Las Vegas. Ce rendez-vous annuel regorge d’innovations et l’agroéquipement n’y échappe pas. Pour preuve, Kubota, Bobcat ou encore John Deere y exposent tracteur, chargeur ou moissonneuse. Et ces grands nom du machinisme mondial n’y vont pas par hasard. Retour sur les nouveautés de l’agroéquipement autonome au CES Las Vegas 2026.
Kubota dévoile son tracteur autonome M5 de 105 ch au CES
Kubota, le spécialiste japonais du tracteur a montré pour la première fois au CES son tracteur M5 de plus de 100 ch en version autonome.
En effet, il a dévoilé une pré-série de tracteur autonome bourré de solutions électroniques intelligentes et intégrées. Le tout est développé en partenariat avec l’entreprise Agtonomy.
Se faisant, Kubota vise le marché des cultures spécialisées. L’électronique dont capteurs avancés et intelligence artificielle est entièrement intégrée au tracteur diesel étroit Kubota M5 de 105 chevaux. Le tracteur est opérationnel et aurait fait ses preuves en domaine viticole de Treasury Wine Estates.
Agroéquipement autonome au CES Las Vegas 2026 : le robot Transformer des champs

Au CES, Kubota a également présenté un concept de plateforme polyvalente « Transformer » capable de s’élargir, de se rétrécir et de se déplacer sur tous les axes.
Kubota a également dévoilé un prototype de robot inédit, de type plateforme polyvalente. Son petit nom, le Transformer. Un nom plutôt bien trouvé car la particularité de ce robot est qu’il est capable de s’élargir, de se rétrécir et de se déplacer sur tous les axes ! Une polyvalence inédite. Le robot se veut lui-même utile à différentes tâches sur la saison de cultures spécialisées. On pense à priori au travail du sol, à la tonte, à l’épamprage, par exemple.
Pour l’heure, Kubota ne communique pas encore sur les dimensions et l’étendue des outils qui pourront être placés dessus. La marque le présente seulement outillé d’un godet.
L’IA tracteur comme service au pilotage à distance
Avec ses solutions, l’ambition de Kubota est de répondre aux enjeux identifiés sur la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, le vieillissement de la population agricole et la nécessité de toujours produire. Et le constructeur précise qu’il souhaite y répondre, non pas en automatisant l’existant, mais en apportant plus de services. Cela, notamment, grâce à l’arrivée de l’intelligence artificielle.
« Les capacités de prise de décision, de détection d’obstacles et de reconnaissance vocale signifient que les informations en temps réel fournies par l’IA guideront désormais les tâches, l’affectation du personnel et l’amélioration de l’efficacité », commente Brett McMickell, directeur technologie de la marque.
La manutention en commandes vocales
Parfois, les innovations qui seront appliquées à l’agroéquipement arrivent par le secteur de la construction, également en pénurie de main d’oeuvre. Ouvrons donc l’œil car des constructeurs, présents aussi en manutention agricole, dotent les machines d’IA. Objectif : faciliter la prise en main et la conduite, notamment pour les débutants.
Doosan Bobcat a ainsi dévoilé une technologie de commande vocale basée sur l’IA pour des engins de chantier compacts. Au CES 2026, dans une cabine de chargeuse, il était ainsi possible d’appuyer sur un bouton de microphone, de dire : « Allumez les phares », ce qui déclench immédiatement l’éclairage. Selon l’entreprise, les commandes vocales permettent de contrôler plus de 50 fonctions. Parmi elles, le régime moteur, les accessoires et l’éclairage. Le fabricant mondial d’engins de chantier Caterpillar a aussi présenté une intelligence artificielle conversationnelle intégrée à ses machines.
Agroéquipement autonome au CES Las Vegas 2026 : la moisson autonome
A salon américain, John Deere et sa vision. Le tractoriste présente au CES la moissonneuse X9, en concept de moissonneuse-batteuse autonome. John Deere présentait ce modèle imposant équipé d’une technologie de conduite autonome. Son objectif : démontrer au public la plus-value d’une machine aux réglages et à la conduite autonome comparé à la conduite physique par des débutants ou des chauffeurs expérimentés.

Dans sa moissonneuse X9, John Deere ajoute de l’IA à l’électronique de bord pour une automatisation quasi complète. L’objectif est l’ajustement de la vitesse et des réglages d’organes de moisson pour améliorer le rendement et le débit de chantier, ainsi que la consommation de gazole. (© John Deere)
Faciliter la conduite et gagner en débit de chantier
Là encore, l’objectif de John Deere est de développer des solutions devant palier la pénurie de main d’œuvre. Sur le CES, la moissonneuse-batteuse X9 est équipée d’un système de positionnement et de plusieurs caméras. En amont, elle détermine de manière autonome le parcours le plus efficace dans la parcelle pour la récolte. Sur la base de ce parcours, les visiteurs testent un simulateur.
L’objectif est de piloter et accélérer en mode manuel tout en récoltant des cultures affichées sur un écran. Et surtout se retrouver face à la difficulté de gestion des bouts de rangs. Le bouton « mode autonome » activé, la démonstration est alors de faire comprendre le gain en débit et coût de chantier.
Mais l’IA permet d’ores et déjà à John Deere d’aller plus loin. Jusqu’aux réglages automatiques moteur transmission et organes de récolte en fonction de la qualité et du débit de moisson. S’ajoute alors au débit de chantier l’objectif de rendement.
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