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Guerre en Ukraine : Le plan du gouvernement pour pallier le surcoût d’aliment et d’énergie

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Guerre en Ukraine : Le plan du gouvernement pour pallier le surcoût d’aliment et d’énergie

L’agriculture est profondément secouée par les affres du conflit Ukrainien. Le Ministre tente, d’éteindre l’incendie que représente l’augmentation faramineuse des coûts des agrofournitures. (©AdobeStock)

Le Ministère de l’agriculture annonce diverses mesures sur le court et moyen terme pour résister aux bouleversements économiques enclenchés par la guerre en Ukraine. Mesure phare : 400 millions pour les éleveurs dépendants aux achats d’aliments.

Les éleveurs, principalement les éleveurs « hors-sol », sont touchés de plein fouet par les graves conséquences de la crise russo-ukrainienne. En effet, les prix du gaz ou de l’électricité pour chauffer les bâtiments, flambent. Et les coûts d’aliments explosent à la mesure des cours inflammables des céréales. C’est pourquoi, Julien Denormandie, annonce à partir du 15 mars, une enveloppe disponible de 400 millions spécialement dédiée pour ce poste de charges. Les premiers versements interviendront sous deux mois.  Les modalités pratiques de ce coup de pouce financier seront très prochainement précisées.

Réouverture des négociations

L’autre mesure marquante, c’est la réouverture des négociations commerciales tout juste conclues avant l’entrée en guerre des belligérants. Les hausses de prix prévues dans les contrats entre fournisseurs et distributeurs signés en début d’année, s’avèrent largement insuffisantes désormais. Ils ne couvrent pas les coûts réels de production des agriculteurs, qui se sont littéralement envolés depuis trois semaines.

Autres mesures

D’autres mesures plus ou moins énergiques qui visent à circonscrire les prolongements du conflit sur la situation de l’agriculture françaises, ont été actées.

  • 60M€ supplémentaires pour les prises en charges de cotisations sociales pour les agriculteurs dont le compte d’exploitation est dégradé de manière significative.
  • Aides aux entreprises, y compris agricoles, pour lesquelles les dépenses de gaz et d’électricité représentent au moins 3% des charges et qui deviendraient déficitaires en 2022 … On pense aux maraîchers, aux producteurs de volailles, … Là aussi, on attend des indications complémentaires pour savoir le montant réel des aides en jeu et les conditions d’accès.
  • La remise de 15 centimes sur le GNR acheté par les agriculteurs, ETA, cuma … Ainsi que le remboursement anticipé sur demande, d’un acompte de 25 % pour la TCIPE. Une mesure qui joue seulement à la marge sur la trésorerie des exploitations.
  • La possibilité «exceptionnelle» de valoriser les jachères. Mais cette demande nécessite un accord européen.

À plus long terme, le gouvernement entend approfondir certaines orientations déjà prises. Citons le renforcement du plan protéines végétales. Mais aussi l’encouragement en faveur des énergies renouvelables, la valorisation des engrais verts et de l’engrais organique.

Pour évaluer la portée exacte de toutes ces annonces, il faudra patienter quelques jours pour en connaitre tous les détails.

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